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Messages pour l'Église

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Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Lun 27 Mar 2017 - 8:08



Une Pentecôte Sans Christ
Par David Wilkerson

Ce qui suit est un avertissement prophétique venant de la rue Azusa, il y a 75 ans. Il concerne le danger d’une Pentecôte sans Christ. Frank Bartlemen fut un témoin oculaire de l’effusion du Saint-Esprit en 1907 à la rue Azusa, de Los Angeles. On a pu l’appeler " le reporter du Réveil d’Azusa Street ". Voici près de 75 ans, pendant cette effusion, il écrivit un traité mettant en garde contre une Pentecôte sans Christ. Il donna cet avertissement :

" Nous ne pouvons tenir une doctrine ou chercher une expérience, si ce n’est en Christ. Plusieurs désirent chercher la puissance pour faire des miracles, veulent attirer l’attention ou l’adoration des gens sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils dérobent à Christ Sa gloire, et mettent l’homme charnel en évidence. Ce dont les vrais disciples ont le plus besoin, c’est du Jésus doux et humble de cœur.

L’enthousiasme religieux monte facilement en graine. L’esprit humain veut prévaloir sur le spirituel, mais nous devons nous en tenir à notre texte: Christ. Toute œuvre qui exalte le Saint-Esprit ou les charismes plus que Jésus aboutira finalement au fanatisme. Tout ce qui nous pousse à exalter et à aimer Jésus est bon et sain. Le contraire ruinera tout. Le Saint-Esprit est une grande lumière, mais qui est toujours dirigée sur Jésus, afin de Le révéler. Quand le Saint-Esprit contrôle la situation, Jésus est proclamé comme la tête, et le Saint-Esprit Son exécutif ".

Ailleurs, le frère Bartlemen avertit encore:

" La tentation semble nous conduire à des manifestations vaines; elles n’exigent ni la croix ni la mort à soi-même. De là leur popularité. Nous ne pouvons pas mettre la puissance, les dons, le Saint-Esprit ou quoi que ce soit plus haut que JESUS. Toute mission qui exalte même le Saint-Esprit plus que le Seigneur Jésus-Christ finira dans les écueils de l’erreur ou du fanatisme.

Il semble qu’il y a un grand danger de perdre de vue le fait que Jésus était " tout en tous ". L’œuvre du Calvaire, l’expiation, doit rester au centre de notre considération. Le Saint-Esprit révélera Christ de manière plus complète. Nous risquons de manquer d’égard envers Jésus, de Le laisser " perdu dans le temple ", quand nous exaltons le Saint-Esprit ou les dons spirituels. Jésus doit être au centre de tout ".

Je ne prends pas à la légère l’avertissement du Frère Bartlemen. Le danger d’une Pentecôte sans Christ est très réel aujourd’hui. JE VOUS DIS QU’IL EST POSSIBLE DE RASSEMBLER DES GENS REMPLIS DE L’ESPRIT DANS UN ENDROIT, DE LES VOIR LOUER ET LEVER LES MAINS, ET CEPENDANT D’AVOIR CHRIST MARCHANT PARMI EUX COMME UN ETRANGER !

Il est vrai qu’Il a dit: " Quand deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ". (Matthieu 18:20) Mais Il ne peut pas être au milieu de nous comme un étranger ! ignoré, inconnu - même par ceux qui se réunissent en son nom ! Les juifs se rassemblaient, chaque sabbat, dans la synagogue pour parler de son nom et pour prophétiser sa venue. Ils louaient le nom du Père qui promettait d’envoyer le Messie. Ils prononçaient le nom du Messie avec crainte et révérence. Et pourtant, quand Il vint et marcha parmi eux, Il ne fut pas reconnu ! Pour eux, Il était un étranger !!

Christ, un étranger au milieu d’une congrégation remplie de l’Esprit, Un étranger au milieu de ceux qui L’appellent par Son nom; qui adorent le Père qui L’a envoyé ? Un étranger pour ceux qui chantent " Hosanna " en son honneur, qui L’appellent " Seigneur, Seigneur " ?

Oui ! Absolument ! C’est non seulement possible; mais c’est ce qui arrive parmi le peuple élu de Dieu aujourd’hui !

Permettez-moi de vous montrer trois manières dont nous faisons de Christ un étranger parmi nous ! Puisse le Saint-Esprit enlever notre aveuglement spirituel, de façon que nous puissions Le voir à nouveau comme Il est en réalité: LE SEIGNEUR DE TOUS !

1. Nous faisons de Christ un étranger quand nous donnons
au Saint-Esprit la prééminence sur lui !

Christ, et Christ seul, doit être le centre de la vie et de l’adoration ! " Il est la tête du corps, de l’Eglise; Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car il a plu au Père de faire habiter en Lui toute plénitude... " (Colossiens 1:18,19). Qu’en toutes choses, Il ait la prééminence... . C’est-à-dire qu’Il soit distingué et nommé au-dessus de tous les autres. Qu’Il ait la première place en toutes choses. Même le Saint-Esprit ne doit pas être exalté plus que ce Nom !

La chambre haute ne doit jamais porter ombrage à la Croix ! Nous ne devons pas penser au Christ simplement comme à celui qui donne le Saint-Esprit. En d’autres termes: " Merci, Jésus, d’avoir envoyé quelqu’un de meilleur que Toi ". Christ a envoyé le Saint-Esprit pour révéler sa propre plénitude parmi nous. Quand le Saint-Esprit devient le centre de notre attention, l’Eglise est décentrée. Le Saint-Esprit descendit sur Jésus lorsqu’Il sortit des eaux du baptême. Il dit de Lui: " Voici le Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection. " Le Saint-Esprit descendit sous forme corporelle comme une colombe, mais le centre d’attraction était l’Agneau de Dieu - qui ôte le péché du monde. NON PAS LA COLOMBE, MAIS L’AGNEAU !

Christ parle à ses disciples d’une prochaine Pentecôte, quand l’Esprit serait répandu, dans un seul but: Ce serait une puissance donnée pour magnifier le nom de Christ ! " MAIS VOUS RECEVREZ UNE PUISSANCE, QUAND LE SAINT-ESPRIT VIENDRA SUR VOUS, ET VOUS SEREZ MES TEMOINS... JUSQU’AUX EXTREMITES DE LA TERRE ". ( Actes 1:8 ).

Jésus a clairement expliqué que quand le Saint-Esprit viendrait, il n’attirerait pas l’attention sur lui-même mais mettrait l’accent sur les œuvres de Christ. Il exaltera Christ. " Quand lui, l’Esprit de vérité, sera venu..., il ne parlera pas de lui-même... il Me glorifiera: car il prendra de ce qui est à Moi et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à Moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à Moi et qu’il vous l’annoncera ". (Jean 16:13-15).

Jésus dit: " Il vous montrera ma gloire, ma puissance, mon royaume. Il vous rappellera toutes mes paroles ". Le premier travail du Saint-Esprit n’est pas la communion fraternelle, quoiqu’il amène les croyants à être tous un en Christ. Il ne produit pas l’extase. Il ne veut pas seulement nous enseigner une langue inconnue. L’Esprit est venu pour exalter Christ ! Pour guider toute l’humanité dans la vérité que Christ est Seigneur ! Ce n’est pas assez de dire que l’Esprit nous a rendus proches les uns des autres. Il doit nous rendre plus proches de Christ ! La plénitude de l’Esprit est la plénitude de Christ. Si vous n’avez pas un amour consumant pour Christ, vous n’avez pas reçu un baptême du Saint-Esprit !

Christ, le baptiseur, a envoyé le Saint-Esprit pour enflammer nos âmes envers les perdus, pour nous envoyer sur les routes et parmi les haies pour atteindre les pécheurs, pour secouer notre paresse et nous qualifier pour son œuvre. Le Saint-Esprit - béni soit-il - sera contristé et finalement se retirera, lorsque les hommes voudront l’exalter lui, plus que le Fils de Dieu ! Il ne permettra jamais que sa puissance soit au service de ceux qui veulent seulement le don, et non Christ, le Donateur !

Qu’est-ce qu’une vraie réunion charismatique ? Celle où les gens parlent tous en langues ? Où les gens sont guéris ? Où les saints sautent de joie ? Où les saints prophétisent ? C’est plus, bien sûr que cela ! C’est un temps où Christ est exalté, où sa sainteté transperce l’âme, où les hommes et les femmes tombent devant son trône de sainteté, brisés, humiliés, en criant: " Saint, saint, saint "!

Le mouvement provoqué par le Saint-Esprit est un mouvement qui rend plus proche de Christ, plus profond en Christ, avec une plus grande soumission à sa Seigneurie !



2. On fait de Christ un étranger quand on le loue, mais qu’on ne le prie pas.

Nous louons un Christ que nous ne prions pas ! Nous sommes devenus un peuple qui adore, mais ne prie plus ! Pour beaucoup d’enfants de Dieu, la chambre de prière est une relique du passé. Pourquoi demander à Dieu ce qu’Il a déjà promis ? Il suffit de s’emparer de ses promesses et d’ordonner la délivrance ! Nous ne voulons pas tellement le Christ, mais seulement ce qu’Il peut faire pour nous. Nous désirons échapper à la peine et à la souffrance. Nous voulons que nos troubles s’évanouissent. Et nous sommes si occupés à échapper à la douleur que nous perdons le vrai sens de la croix. Nous refusons les croix et les désarrois. Surtout pas de Gethsémané pour nous ! Pas de nuits d’agonie ! Nous ne connaissons même plus ce Christ souffrant, saignant, mais ressuscité !

Nous voulons son pouvoir de guérison. Nous voulons ses promesses de prospérité. Nous voulons sa protection. Nous désirons davantage de richesses terrestres. Nous voulons le bonheur qu’il donne. Mais en réalité, nous ne voulons pas de Lui seul. L’Eglise jadis confessait ses péchés. Aujourd’hui elle confesse ses droits ! Combien parmi nous Le serviraient, s’Il ne nous offrait que Lui-même ? Sans guérison, sans succès, sans prospérité, sans bénédictions temporelles, sans miracles, signes ou prodiges ? Qu’en serait-il si nous avions à accepter joyeusement l’enlèvement de nos biens ? Qu’en serait-il si au lieu de naviguer par temps clair et de vivre sans problèmes, nous faisions face au naufrage ? Crainte au-dedans et luttes au dehors. Qu’en serait-il de nous si - au lieu d’une existence sans souffrance, nous subissions de cruelles moqueries, la lapidation, l’effusion de sang, en étant sciés en deux ? Qu’en serait-il si -au lieu de nos belles maisons et de nos belles voitures, nous devions errer dans les déserts, vêtus de peaux de mouton, et nous cacher dans des antres et des cavernes ? Qu’en serait-il si - au lieu de prospérité, nous étions dénués de tout, affligés et tourmentés ? Et si le seul privilège qui nous était accordé était Christ ?

Bien peu d’enfants de Dieu prient encore. Ils sont si occupés à travailler pour Jésus, qu’ils n’ont plus le temps de Lui parler ! Les serviteurs, en particulier, sont devenus si occupés des affaires du Royaume qu’ils ne leur reste que peu ou pas de temps libre pour prier ! Il y a du temps pour visiter, pour construire, pour voyager, du temps pour les vacances, du temps pour les comités, du temps pour se distraire, pour lire, conseiller, mais pas de temps pour prier !

Les prédicateurs qui ne prient pas deviennent des promoteurs. Ils deviennent frustrés, tout en entreprenant beaucoup. Quand ils perdent contact avec Dieu, ils perdent aussi contact avec leurs gens et leurs besoins. Les prédicateurs qui ne prient pas, perdent la boussole. Ils cherchent leur propre voie. Ils remplacent l’onction par la transpiration. Les évangélistes qui ne prient pas, deviennent des stars, des conteurs d’histoires. Ils manquent d’humilité, et en viennent à manipuler les foules par des procédés émotionnels.

Le cri de maint pasteur est: " O Dieu, où puis-je trouver un évangéliste qui ne parle pas d’argent ou ne cherche pas à lancer tel ou tel slogan ? Quelqu’un qui fasse descendre le ciel sur la terre et rende Christ réel ? O Dieu ! Donne-moi un homme de prière qui amène mon assemblée à genoux ! La honte de cette génération est que nous avons trop de serviteurs de Dieu avec des talents, mais peu ont touché Dieu dans la prière.

Il y en a de moins en moins qui prient dans l’Assemblée. Le problème qui nous concerne est de ramener la prière dans nos maisons ! Le problème de Christ est d’amener ses élus à prier ! Prions-nous encore ? Oh oui! Quand nous avons besoin de quelque chose. Nous avons la formule toute prête: " Au nom de Jésus ! ". Mais tout ce que nous lui demandons est de signer nos chèques pétitions devant le Père !

Je suis fatigué d’entendre les gens dire: Nous sommes si occupés; je n’ai pas le temps de prier. Je voudrais bien, mais je n’ai pas le temps ! "... Non ! Ce n’est pas un manque de temps. C’est un manque de désir. Nous prenons du temps pour ce que nous voulons vraiment faire. Regardons nos jeunes soi-disant chrétiens: que de temps gaspillé à jouer à leurs jeux électroniques, à s’agiter, à chercher quoi faire. Mais il n’y a pas de temps pour prier. Pas de temps pour Jésus ! O Dieu ! Quand Tu voudras ! Comme Tu voudras ! Mets cette génération sur ses genoux ! Pas seulement la prière du Seigneur, mais qu’elle ait une communion journalière avec Christ.

Notre Sauveur, qui pourtant porte le soin et le souci d’univers multiples, a cependant le temps de prier juste pour vous ! Il prend le temps d’intercéder pour vous devant le trône de Dieu, et vous, vous dîtes que vous n’avez pas le temps de Le prier ! Nous travaillons fiévreusement pour un Christ que nous ignorons. Nous irions n’importe où, nous ferions n’importe quoi en son nom, mais nous ne voulons pas prier. Nous chanterons dans une chorale, nous visiterons les malades ou les prisonniers, mais nous ne prierons pas. Nous donnerons des conseils aux paumés et aux nécessiteux. Nous resterons debout toute la nuit pour réconforter un ami, mais nous ne prierons pas ! Nous combattrons la corruption, nous ferons des croisades pour la moralité publique ! Nous nous dresserons contre les armes nucléaires ! Mais nous ne prierons pas !

Pour la plupart d’entre nous, si nous ne prions pas, c’est que nous ne croyons pas que cela en vaille la peine. Or la prière est un champ de bataille où coule le sang ! C’est là que les victoires sont gagnées ! C’est là que l’on meure à soi même ! C’est là que le Dieu Saint met à découvert le péché le plus secret ! Pas étonnant que Satan essaie de contrer la prière ! Un homme qui prie fait trembler l’enfer. Cet homme ou cette femme à genoux se fait remarquer parce que Satan sait que la prière est la puissance qui ébranle son royaume. Satan ne craint pas les saints affamés de puissance, mais il tremble au bruit d’un saint qui prie !


3. Nous faisons de Christ un étranger parmi nous
quand nous désirons sa puissance davantage que sa pureté.

Reader Harris, un anglais directeur de la Ligue Pentecôtiste de Prière, lança un jour un défi à une congrégation au sujet de la puissance et de la pureté: il dit: " Ceux qui veulent la puissance, à ma droite ! Ceux qui veulent la sainteté, à ma gauche ! ". La congrégation choisit la puissance à dix contre Un !

Dans le livre des Actes, Pentecôte était synonyme de sainteté plus que de puissance. Au concile de Jérusalem, Pierre raconta ce que Dieu fit dans la maison de Corneille: " Dieu leur a donné le Saint-Esprit comme à nous... ayant purifié leurs cœurs par la foi " (Actes 15:8, 9).

Quel est l’homme ou la femme de Dieu qui a la puissance ? Est-ce celui ou celle qui peut guérir les malades et ressusciter les morts ? Est-ce celui ou celle qui peut le mieux parler en langues et prophétiser ? Est-ce celui qui attire le plus de monde et bâtit la plus grande église ? Non ! Celui qui a la puissance, est celui qui a la pureté. " Le juste a de l’assurance comme un lion ". (Proverbes 28:1).

Le prophète Malachie prophétisa une purification surnaturelle pour la maison de Dieu. " Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous chercher... Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? Car Il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s ’assiéra, fondra et purifiera l’argent. Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, pour qu’ils puissent présenter à l’Eternel des offrandes avec justice ". (Malachie 3:1,3). Cette prophétie est double. Elle parle de la première venue de Christ et aussi de sa seconde. Il reviendra subitement, comme un voleur dans la nuit. Mais tout d’abord, Il purifiera Son Eglise.

Nous ne sommes pas prêts pour la venue de Christ ! Est-ce là une Eglise triomphante ? Convoitises, divorces, dépression, esprit mondain, recherche du matériel et du succès, tiédeur, adultères ! Riche et cherchant toujours à augmenter ses biens, inconsciente de son aveuglement spirituel et de sa pauvreté; aimant le plaisir, recherchant les loisirs, consumée d’ardeur pour le sport, la politique et le pouvoir... Est-ce là l’Eglise que Jésus vient chercher? Coiffée d’hypocrisie, remplie de crainte et d’anxiété, ne cherchant que la santé et le bonheur terrestre ?

Ma Bible dit qu’Il revient pour une Eglise de vainqueurs ! Une Eglise sans tâche ni ride ! Un peuple qui s’affectionne aux choses d’en haut ! Un peuple aux mains propres et au cœur pur ! Un peuple qui attend Sa venue ! Un peuple qui ait l’état d’âme de la nouvelle Jérusalem ! La question n’est plus de savoir où ma foi peut me conduire ou quel miracle fera-t-Il Pour moi ? La question maintenant est de savoir : " Comment puis-je me tenir debout devant Lui ? Comment me comporterai-je le jour du jugement ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? " (Malachie 3:2). La question n’est plus : " Qu’est-ce que je ressens ? Comment obtenir le bonheur ? Comment avoir ce que mon cœur désire ? " La question est : " puis-je échapper au moment où je comparaîtrai devant le trône de jugement de Christ ? Comment y échapper, alors que j’ai vécu de façon si intéressée, si égoïste, en négligeant Son grand salut ? "

L’issue principale aujourd’hui n’a rien à voir avec ce monde. L’issue finale est celle-ci: "ai-je néglige christ dans cette heure de minuit ? "

La purification va commencer par la chaire du prédicateur ! " Il purifiera les fils de Lévi... " (Malachie 3:3) Dieu va accomplir cela " en renversant la vapeur ". Dieu va rendre les choses si brûlantes, si ardentes, si intenses, que les hommes de Dieu seront jetés à genoux ! Voilà le feu du Saint-Esprit ! Ce sera le feu de la persécution. Ce sera le feu de la tribulation, le feu de difficultés incroyables, le feu du ridicule, de la calomnie, des problèmes financiers. Il va secouer tout ce qui peut être secoué ! Il va secouer, et récurer, et brûler, et purger et purifier ! Aucun homme ou femme de Dieu ne pourra échapper à la purge ! Dieu est déterminé à ôter de nous toutes les scories et les impuretés. La purification s’étendra de la chaire à l’auditoire ! Tenez-vous prêts, vous les saints ! Dieu est prêt à dévoiler tout péché, tout adultère, toute folie ! Le Saint-Esprit va vous convaincre de péché. Comment pourrez-vous jouer à vos petits jeux quand Dieu vous mettra dans Son creuset et mettra toute la flamme ? Vous feriez mieux de mettre un peu plus de flamme à votre baptême du Saint-Esprit dès maintenant !

Malachie dit: " ...Car le jour vient, ardent, comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme la paille. Le jour qui vient les embrasera ". (Malachie 4:1).

Dieu a aussi promis d’abattre les forteresses de l’ennemi ! Il va faire savoir une fois pour toutes au diable et au monde Qui est celui qui détient le pouvoir !

Si Dieu est sur le point de faire tout ce que les prophètes ont prédit, QUEL GLORIEUX FUTUR NOUS ATTEND ! Un ministère purifié, expurgé ! Une église que Dieu appelle à la repentance et à la sainteté.
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Re: Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Lun 27 Mar 2017 - 16:35



La Vraie Repentance

Par Charles Haddon Spurgeon

En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (2 Corinthiens 7:10) Authentique, l'affliction spirituelle à cause du péché est l'œuvre de l'Esprit de Dieu. La repentance est aussi une fleur de choix pour croître dans le jardin de la nature. Les perles poussent naturellement dans les huîtres, mais la pénitence ne se manifeste jamais chez les pécheurs, excepté lorsque la grâce divine y œuvre. Si tu as une parcelle de haine réelle pour le péché, c'est que Dieu a dû te la donner, car les épines de la nature humaine ne produisent jamais une seule fleur. Ce qui est né de la chair est chair.

La vraie repentance a une référence qui rappelle le Sauveur. Quand nous nous repentons du péché, nous devons avoir un œil sur le péché et un autre sur la croix, et il serait encore préférable de fixer les deux yeux sur Christ et de regarder nos transgressions seulement à la lumière de son amour. La vraie tristesse à cause du péché est éminemment pratique, personne ne peut dire qu'il hait le péché, s'il vit dans le péché. La repentance nous fait regarder l'horreur du péché, pas seulement en théorie, mais par expérience, comme un enfant qui a touché le feu. Nous serons autant effrayés de ce péché que quelqu'un qui vient d'être agressé et volé est effrayé à la pensée d'un voleur même sur un chemin fréquenté; et nous le fuirons, nous en écartant en toutes choses, pas seulement dans les grandes, mais aussi dans les petites. Aussi bien des petites vipères que des gros serpents.

Le vrai deuil pour le péché nous rendra très jaloux quant à notre propre langue, de peur qu'elle ne dise des paroles mensongères; nous serons très vigilants quant à nos actions quotidiennes, de peur de commettre quelque offense en quoi que ce soit, et chaque soir nous terminerons la journée par de douloureuses confessions de nos manquements, et chaque matin nous nous éveillerons avec d'angoissantes prières, qu'en ce jour Dieu veuille nous tenir debout afin de ne pas pécher contre lui. La sincère repentance est continuelle.

Les croyants se repentent jusqu'au jour de leur mort. Cette descente dans le puits n'est pas intermittente. Toute autre tristesse temporaire produit peu mais cette chère tristesse croît avec notre croissance, et c'est une amertume si douce!

Que nous remercions Dieu pour nous permettre de nous en réjouir et de le supporter jusqu'à ce que nous soyons entrés dans notre repos éternel.
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Re: Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Lun 27 Mar 2017 - 18:59




L'Ancienne et la Nouvelle Croix

Par A.W. Tozer

Dans les temps modernes, sans être annoncée et passant presque inaperçue, une nouvelle croix est apparue dans les milieux évangéliques. Elle ressemble à l'ancienne croix, tout en lui étant différente. Les similitudes sont superficielles mais les différences fondamentales.

De cette nouvelle croix a jailli une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette nouvelle philosophie est née une nouvelle technique évangélique, un nouveau genre de réunion et une nouvelle manière de prêcher. Cette évangélisation nouvelle emploie le même langage que l'ancienne mais son contenu n'est pas pareil, l'accent ne porte plus sur les mêmes valeurs.

L'ancienne croix n'avait rien à voir avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d'Adam, elle signifiait la fin du voyage. Elle exécutait la condamnation prononcée par la loi du Sinaï. La nouvelle croix ne s'oppose pas à la vieille nature pécheresse, elle en devient presque un complice : qu'on la comprenne bien, et la voilà source de plaisirs innocents, divertissements à souhait ! Elle laisse vivre Adam sans ingérence : la force motrice de sa vie n'est pas changée, il œuvre toujours pour son propre plaisir, seulement il préfère maintenant chanter des cantiques religieux et regarder des films religieux au lieu de chanter des chansons grossières et avaler des boissons enivrantes. Toujours l'accent est mis sur la facilité, à la différence près qu'on le vit à un niveau plus élevé, moralement sinon intellectuellement.

La nouvelle croix encourage une nouvelle attitude évangélique où l'on ne reconnaît plus l'ancienne. L'évangéliste n'exige plus de son auditeur qu'il renonce à lui-même avant de recevoir la vie nouvelle. Il ne prêche plus les contrastes mais insiste sur les similitudes. Il cherche l'intérêt du public en démontrant que le christianisme n'a pas d'exigences désagréables, qu'il offre plutôt les mêmes distractions que le monde, seulement à un niveau plus élevé !

Ce que demande un monde enivré par le péché est habilement démontré comme étant exactement ce qu'offre l'Evangile, mais le produit religieux est supérieur.

La nouvelle croix ne brise pas le pécheur : elle ennoblit les caractéristiques de sa vieille nature pour les mettre au service de sa foi, service qui s'annonce dès lors enthousiasmant puisqu'elle épargne son amour propre. Au type agressif elle dit : "Viens et sois agressif pour Christ !" A l'orgueilleux elle dit : "Viens et glorifie-toi pour Christ !" A celui qui cherche les fortes émotions elle dit : "Viens goûter la communion chrétienne, c'est si passionnant !" Le message chrétien est ainsi modifié selon la mode du jour pour être acceptable au public.

La philosophie derrière cette idée est peut-être sincère, mais cette sincérité ne l'empêche pas d'être fausse. Elle est fausse parce qu'elle est aveugle. Elle ne voit pas du tout le sens de la croix.

L'ancienne est un symbole de mort. Elle représente la fin subite et violente d'un être humain. Au temps des Romains, celui qui sortait chargé de sa croix, avait déjà fait ses adieux. Il ne reviendra plus. C'était pour lui la fin de tout. L'homme entier était mis à mort, totalement et pour de bon. Elle ne restait pas en bons termes avec sa victime. Elle frappait cruellement et durement, et lorsqu'elle avait terminé sa besogne, l'homme n'était plus. La race d'Adam est sous la sentence de la mort; il n'y a commutation de peine ni délivrance. Dieu ne peut approuver aucun des fruits du péché, si innocents qu'ils puissent paraître aux yeux des hommes. Dieu récupère le pécheur en le faisant mourir à lui-même pour le ressusciter ensuite en résurrection de vie. L'évangélisation qui cherche des parallèles bénins entre les voies de Dieu et les voies des hommes trahit l'Evangile et trompe les auditeurs. La foi en Christ ne s'accommode pas du monde mais le condamne. En venant au Seigneur nous ne rehaussons pas le niveau de notre nature adamique, nous la laissons à la croix. Le grain de blé doit tomber dans la terre et y mourir.

Nous qui prêchons l'Evangile, nous ne devons pas nous considérer comme des agents de publicité envoyés pour établir une meilleure collaboration entre Christ et le monde. Il ne faut pas nous imaginer que nous sommes chargés de rendre Christ acceptable au monde des affaires, à la presse, au monde du sport ou à l'éducation moderne. Nous ne sommes pas des diplomates mais des prophètes. Nous n'annonçons pas une compromission mais un dernier avertissement. Dieu nous offre la vie et non pas l'amélioration de notre ancienne existence. La vie qu'Il offre est la vie sortie de la mort. Elle se tient toujours de l'autre côté de la croix. Quiconque veut la posséder doit passer par cette croix, se renier lui-même et accepter de Dieu sa juste condamnation. Qu'est-ce que cela signifie pour celui qui veut trouver la vie en Jésus-Christ ? Comment lui traduire cette théologie en termes de vie ? Qu'il se repente simplement et qu'il mette en Dieu toute sa confiance ! Qu'il ne cherche pas un arrangement avec Dieu, mais courbe la tête sous le coup de la désapprobation sévère de Dieu et s'avoue digne de la mort.

Ayant fait cela, qu'il regarde, dans une confiance absolue au Sauveur ressuscité, et de Lui jailliront la vie, la régénération, la purification et la puissance. La croix, qui a mis un terme à la vie terrestre de Jésus, maintenant met à mort le pécheur et la puissance qui a fait ressusciter Christ d'entre les morts le ressuscite pour une vie nouvelle avec Christ.

A celui qui proteste ou considère que c'est ici une vision étroite et personnelle de la vérité, laissez-moi lui dire que Dieu a mis le sceau de son approbation sur ce message depuis les jours de Paul jusqu'à présent. C'est le contenu de toute la prédication qui a apporté la vie et la puissance au monde à travers les siècles. Les mystiques, les réformateurs et les prédicateurs du réveil mettaient l'accent sur ce message et des signes, des miracles et des opérations de la puissance du Saint-Esprit témoignaient de l'approbation de Dieu.

Oserons-nous, nous qui sommes héritiers d'un tel legs de puissance, toucher négligemment à la vérité ? Oserons-nous, avec nos crayons rouges, effacer les lignes du plan ou changer le modèle sur la montagne ? Loin de là ! Prêchons l'ancienne croix et nous connaîtrons l'ancienne puissance.
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Re: Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Lun 27 Mar 2017 - 21:35




Tous Les Principes de La Piété Sont Pervertis Par des Fanatiques Qui Substituent les Révélations à l'Ecriture

Par Jean Calvin

1. Les fanatiques font faussement appel au Saint-Esprit

Ceux qui, rejetant l’Ecriture, s’imaginent qu’ils possèdent une façon particulière de pénétrer dans les profondeurs de Dieu, doivent être déclarés comme étant, non tant sous l’influence de l’erreur, que celle de la folie. Car certains hommes parvenus dans les hautes sphères ont dernièrement fait apparition, lesquels, tandis qu’ils font un grand étalage de la supériorité de l’Esprit, rejettent toute lecture des Ecritures elles-mêmes, et tournent en dérision la simplicité de ceux qui se délectent uniquement de ce que les premiers appellent la lettre morte et mortelle. Mais je souhaiterais qu’ils me disent de quel esprit il s’agit, dont l’inspiration les élève à une telle hauteur sublime qu’ils osent mépriser la doctrine de l’Ecriture en la considérant comme méprisable et infantile.

S’ils répondent qu’il s’agit de l’Esprit de Christ, leur confiance est ridicule à l’excès; puisqu’ils admettront, je suppose, que les apôtres et les autres croyants dans l’Eglise primitive n’étaient pas illuminés par aucun autre Esprit. Aucun de ces derniers n’apprirent ainsi à mépriser la Parole de Dieu, mais tous étaient animés de la plus grande révérence à son égard, comme leurs écrits l’attestent très clairement. Et, effectivement, cela avait été prédit de la bouche d’Esaïe. Car lorsqu’il dit : " Mon Esprit qui est sur toi, et Mes paroles que J’ai mises dans ta bouche, ne sortiront pas de ta bouche, ni de la bouche de ta postérité, ni de la bouche de la postérité de ta postérité, dit le Seigneur, maintenant et pour toujours ", il ne relie pas l’Eglise ancienne à une doctrine externe comme s’il était un simple enseignant d’éléments; il montre plutôt que, sous le règne de Christ, la véritable et entière félicité de la nouvelle Eglise consisteront dans le fait qu’elle sera dirigée non moins par la Parole que par l’Esprit de Dieu.

Par conséquent, nous en déduisons que ces mécréants se rendent coupables d’un sacrilège effroyable en mettant en pièces ce que le prophète joint dans une union indissoluble. Ajoutez à cela que Paul, bien que saisi jusqu’au troisième ciel, ne cessa pas de tirer bénéfice de la doctrine de la loi et des prophètes, tandis que, d’une manière similaire, il exhorte Timothée, un enseignant de singulière excellence, à prêter attention à la lecture (1 Timothée 4:13). Et l’éloge qu’il prononce sur l’Ecriture mérite bien qu’on s’en souvienne, c’est-à-dire que " Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne śuvre. "  (2 Timothée 3:16). Quelle est cette mascarade de la part du diable, par conséquent, qui consiste à s’imaginer que l’Ecriture, qui conduit les fils de Dieu vers le but final, est d’une utilité provisoire et temporaire?

Une fois de plus, je voudrais que ces personnes me disent si elles sont imbibées d’un autre Esprit que celui que Christ promit à Ses disciples. Bien que leur folie soit extrême, il leur viendra rarement à l’idée d’en faire étalage comme un sujet de vantardise. Mais quelle sorte d’Esprit notre Sauveur promit-Il d’envoyer? Un Esprit qui ne parlera pas de Lui-même (Jean 16:13), mais qui suggérera et communiquera les vérités qu’Il avait Lui-même délivrées à travers la Parole. Ainsi, le ministère de l’Esprit qui nous a été promis, n’est pas de forger de nouvelles révélations inconnues, ou d’inventer une nouvelle forme de doctrine, par laquelle nous risquons d’être emportés loin de la doctrine reçue de l’Evangile, mais de sceller dans nos esprits la doctrine même que l’Evangile recommande.

2. Le Saint-Esprit Se reconnaît par Son accord avec l’Ecriture

Ainsi, il est aisé de comprendre que nous devons prêter diligemment attention à la fois à la lecture et à l’écoute des Ecritures, si nous désirons obtenir un quelconque profit de la part de l’Esprit de Dieu (tout comme Pierre loua ceux qui étudiaient attentivement la doctrine des prophètes – 2 Pierre 1:19, bien qu’on eût pu penser qu’elle fut supplantée après que la lumière de l’Evangile se fut levée), et qu’au contraire, tout esprit qui court-circuite la sagesse de la Parole de Dieu, et qui suggère une quelconque autre doctrine, doit être suspecté, à juste titre, d’être vain et faux.

Puisque Satan se déguise lui-même en ange de lumière, quelle autorité peut avoir l’Esprit sur nous s’Il n’est pas authentifié par une marque infaillible? Et assurément, le Seigneur nous fait remarquer l’Esprit avec suffisamment de clarté; mais ces hommes misérables sont dans l’erreur comme s’ils étaient courbés sur leur propre destruction, tandis qu’ils recherchent l’Esprit en eux-mêmes plutôt que de Lui. Mais ils disent que c’est une insulte d’assujettir l’Esprit, auquel toutes choses doivent être soumises, à l’Ecriture. Comme si c’était disgracieux pour le Saint-Esprit de maintenir une parfaite ressemblance entièrement, et d’être, en tous points de vue sans variation, cohérent avec Lui-même.

Il est vrai que s’Il était assujetti à un humain, un ange, ou à n’importe quelle norme étrangère, on pourrait penser qu’il Se serait rendu subordonné, ou si vous voulez, amené dans des liens, mais aussi longtemps qu’Il se compare à Lui-même, et est considéré en Lui-même, comment peut-on dire qu’Il est par là offensé ? J’admets qu’Il est amené à un test, mais il s’agit du test par lequel même il Lui plut que Sa majesté fût confirmée. Cela devrait être suffisant pour nous une fois que nous entendons Sa voix; mais par crainte que Satan s’insinue lui-même sous le couvert de Son nom, Il désire que nous Le reconnaissions par l’image qu’Il a imprimée sur les Ecritures. L’auteur des Ecritures ne peut pas varier, ni changer Son image. Tout comme Il apparut au commencement, de la même manière demeurera-t-Il perpétuellement. Il n’y a rien d’humiliant pour Lui en cela, à moins de penser qu’il soit honorable pour Lui de dégénérer et de Se révolter contre Lui-même.

3. La Parole et l’Esprit appartiennent l’une à l’autre de façon inséparable

Leur contestation au sujet de notre attachement radical à la lettre morte porte en elle-même la punition qu’ils méritent du fait de leur mépris de l’Ecriture. Il est clair qu’ici Paul est en train de s’opposer aux faux apôtres (2 Corinthiens 3:6) qui, en recommandant la loi sans Christ, privent les gens du bénéfice apporté par la Nouvelle Alliance, par laquelle le Seigneur S’engage à écrire Sa loi dans les cśurs des croyants, et à la graver dans leurs entrailles. La lettre par conséquent est morte, et la loi du Seigneur tue ses lecteurs lorsqu’elle est dissociée de la grâce de Christ, et ne sonne qu’à l’oreille sans toucher le cśur. Mais si elle est effectivement imprimée sur le cśur par l’Esprit; si elle montre Christ, elle devient la parole de vie qui convertit l’âme, et rend sage le simple. Néanmoins, précisément dans ce même passage, l’apôtre appelle sa propre prédication le ministère de l’Esprit (2 Corinthiens 3:Cool, faisant par là comprendre que le Saint-Esprit S’attache à Sa propre vérité, comme Il l’a exprimée dans l’Ecriture, qu’alors Il ne fait qu’exercer et mettre en avant Sa force lorsque la Parole est reçue avec l’honneur et le respect qui lui sont dus.

Il n’y rien de répugnant ici par rapport à ce qui a été dit plus haut (chapitre 7), de dire que nous n’avons aucune grande certitude de la Parole elle-même, à moins qu’elle ne soit confirmée par le témoignage de l’Esprit. Car le Seigneur a si fortement soudé ensemble la certitude de Sa Parole et de Son Esprit, que nos esprits sont empreints de révérence à l’égard de la Parole lorsque l’Esprit qui brille sur elle nous rend capables, à ce moment-là, de voir la face de Dieu; et, d’un autre côté, nous embrassons l’Esprit sans risquer d’être séduits quand nous Le reconnaissons dans Son image, c’est-à-dire dans Sa Parole. Ainsi en est-il en effet. Dieu n’a pas produit Sa Parole devant les hommes dans le but de l’exhiber soudainement, avec l’intention de l’abolir au moment où l’Esprit allait arriver; mais bien plutôt, Il a employé le même Esprit, qui a été l’agent par lequel Il avait administré la Parole, en vue d’achever son śuvre par la confirmation efficace de la Parole.

De cette façon, Christ expliqua aux deux disciples (Luc 24:27), non pas qu’ils devaient rejeter les Ecritures et se confier dans leur propre sagesse, mais qu’ils devaient comprendre les Ecritures. D’une manière similaire, lorsque Paul dit aux Thessaloniciens : " N’éteignez pas l’Esprit ", il ne les amène pas à flotter en l’air dans de vides spéculations en dehors de la Parole; il ajoute immédiatement : " Ne méprisez pas les prophéties " (1 Thessaloniciens 5:19,20). Par cela, indubitablement, il veut faire comprendre que la lumière de l’Esprit est éteinte dès que la prophétie tombe dans le mépris. Comment réagissent face à cela ces enthousiastes gonflés d’orgueil, qui caressent l’idée que la seule véritable illumination consiste à mettre de côté négligemment la Parole de Dieu en lui disant adieu, tandis qu’avec une confiance non moins grande que la folie, ils reposent sur toute notion aussi floue que le rêve qui a pu occasionnellement germer dans leurs esprits ? Certainement que les enfants de Dieu deviennent sobres d’une façon très différente. Comme ils sentent que sans l’Esprit de Dieu ils sont hautement dépourvus de la lumière de la vérité, ils n’ignorent pas ainsi que la Parole est l’instrument par lequel l’illumination de l’Esprit est dispensée. Ils ne connaissent pas d’autre Esprit que celui qui habitait et parlait dans les apôtres – l’Esprit dont ils sont invités quotidiennement à écouter les oracles par la Parole.
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Re: Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Lun 27 Mar 2017 - 23:04




Où Sont les Elie de Dieu?

Par Leonard Ravenhill

"Quand nous allons vers Dieu dans la prière, le diable sait que nous allons chercher à nous fortifier pour lutter contre lui, et par conséquent il s’oppose à nous autant qu’il le peut." - R. Sibbes
A la question : "Où est le Dieu d’Elie ?", nous répondons : " Là où Il a toujours été – sur le trône ! " Mais où sont les Elie de Dieu ? Nous savons qu’Elie était " un homme de la même nature que nous ", mais hélas ! nous ne sommes pas des hommes ayant la même carrure de prière que lui. Un seul homme de prière constitue la majorité avec Dieu ! Aujourd’hui, Dieu court-circuite les hommes – non pas parce qu’ils sont ignorants, mais parce qu’ils sont trop suffisants. Frères, nos capacités sont nos handicaps, et nos talents, nos pierres d’achoppement !
Venu du fond de l’obscurité, Elie apparut à l’époque de l’Ancien Testament. La Reine Jézabel, cette fille de l’enfer, avait mis en déroute les prêtres de Dieu et les avait remplacés par une multitude de fausses divinités. L'obscurité recouvrait le pays et d’épaisses ténèbres le peuple, et ce dernier buvait l’iniquité comme de l’eau. Chaque jour, le pays, souillé par des temples païens et des rites idolâtres, voyait des fumées s’élever en spirales au dessus d’un millier de cruels autels.
Elie vivait avec Dieu. Il considérait le péché de la nation comme Dieu le faisait; il s’affligeait à cause du péché comme Dieu ; il dénonçait le péché comme Dieu. Il était tout passionné dans ses prières et sa dénonciation du mal dans le pays. Il n’avait pas une prédication molle. La passion enflammait sa prédication, et ses paroles imprimaient les cœurs des hommes comme du métal fondu sur leur chair. Frères, si nous désirons accomplir le travail de Dieu selon les voies de Dieu, avec la puissance de Dieu, nous devrons avoir les bénédictions de Dieu et les malédictions du diable. Quand Dieu ouvrira les fenêtres du ciel pour nous bénir, le diable ouvrira les portes de l’enfer pour nous engloutir. Le sourire de Dieu signifie un froncement de sourcils du diable ! De simples prédicateurs n’aideront personne et ne blesseront personne; mais les prophètes remueront tout le monde et rendront fou quelqu’un. Le prédicateur ira avec la foule; le prophète ira à son encontre. Un homme libéré par Dieu, enflammé et rempli de Lui, sera montré du doigt comme anti-patriotique parce qu’il parle contre les péchés de la nation; comme dur parce que sa bouche est une épée à deux tranchants; déséquilibré parce que le poids de l’opinion exigeante est contre lui. Les prédicateurs rendent les pupitres célèbres; les prophètes rendent les prisons célèbres. Le prédicateur sera acclamé; le prophète chassé.
Ah ! frères prédicateurs, nous aimons les anciens saints, missionnaires, martyrs, réformateurs : nos Luther, Bunyan, Wesley, Asbury, etc.. Nous écririons leurs biographies, honorerions leur mémoire, encadrerions leurs épitaphes, et construirions leurs monuments. Nous ferions tout sauf les imiter. Nous chérissons leur dernière goutte de sang mais observons attentivement la première goutte de notre propre sang !
Nous essayons d’aider Dieu lorsque nous nous trouvons dans des difficultés. Souvenez-vous comment Abraham a tenté de le faire, et jusqu’à ce jour, la terre est maudite par sa folie à cause d’Ismaël. En revanche, Elie a rendu les choses aussi difficiles qu’il le pouvait pour le Seigneur. Il voulait le feu, mais il aspergea de l’eau sur le sacrifice ! Dieu aime une telle audace sainte dans nos prières : " Demande-Moi et Je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. " (Psaumes 2 :8 ).

Oh, mes frères dans le ministère ! La plupart de nos prières ne sont rien d’autre que des conseils prodigués à Dieu. Notre prière se décolore avec l’ambition, soit pour nous-mêmes, soit pour notre dénomination. A mort cette pensée ! Notre but doit être Dieu seul. C’est Son honneur qui est souillé, Son Fils béni qui est mis de côté, Ses lois qui sont brisées, Son nom profané, Son livre mis aux oubliettes, Sa maison qui devient un cirque d’efforts sociaux.

N’a t-Il jamais eu plus besoin de patience avec Son peuple que lorsque ce dernier est en train de " prier " ? Nous Lui disons ce qu’il faut faire, et ensuite comment le faire. Nous émettons nos opinions et nos jugements dans nos prières. En bref, nous faisons tout excepté prier ! Aucune école biblique ne peut nous enseigner cet art. Quelle école biblique a la " prière " inscrite sur son programme ? La chose la plus importante qu’un homme puisse étudier, c’est la partie concernant la prière dans le Livre. Mais où enseigne-t-on cela ? Otons les derniers pansements en affirmant que beaucoup de nos présidents et enseignants ne prient pas, ne versent pas de larmes, ne connaissent aucun labeur dans la prière. Peuvent-ils enseigner ce qu’ils ne connaissent pas?

L’homme qui pourra amener les croyants à prier, serait, en dessous de Dieu, celui qui propulserait le monde dans le plus grand réveil qu’il ait jamais connu. La faute n’incombe pas à Dieu. Il a tout pouvoir. Dieu " est capable de faire selon la puissance qui œuvre en nous. " Le problème de Dieu aujourd’hui, ce n’est pas le communisme, ni même le Catholicisme romain, ni même le libéralisme, ni même le modernisme. Le problème de Dieu, c’est le fondamentalisme mort !

" Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. " - Apocalypse 3:16

Cette génération de prédicateurs est responsable de cette génération de pécheurs. Au seuil même de nos églises, se trouvent des foules – des foules qui ne sont pas gagnées à Christ parce qu’elles sont hors d’atteinte, hors d’atteinte, parce que non aimées. Dieu merci pour tout ce qui est accompli pour les missions d’outre-mer. Pourtant, il est étrangement vrai que nous pouvons avoir plus de "préoccupation" en apparence pour les gens dans le monde que pour nos voisins qui périssent de l’autre côté de la rue ! Avec toute notre évangélisation de masse, les âmes ne sont gagnées que par centaines. Qu’une bombe atomique vienne et il en tomberait par millions en enfer.

Le péché aujourd’hui est à la fois présenté sous une lumière scintillante, et rendu populaire, bombardé aux oreilles par la radio, bombardé devant les yeux par la télévision, et aspergé sur les couvertures des magazines populaires. Les paroissiens, malades des sermons, et fatigués des enseignements, quittent la réunion comme ils sont rentrés – sans vision et sans passion ! Oh Dieu, donne à cette génération mourante un millier de Jean Baptiste !

Tout comme Moïse ne pouvait pas se tromper devant le spectacle du buisson ardent, une nation ne peut pas se méprendre devant la vue d’un homme embrasé ! Dieu répond au feu par le feu. Jean-Baptiste était un homme nouveau avec un message nouveau. Comme un homme accusé de meurtre entend le cri terrifiant du juge : " Coupable ! ", et pâlit à ce cri, la foule aussi entendait le cri de Jean : " Repentez-vous ! " jusqu’à ce qu’il résonne au fond des couloirs de leurs pensées, remue leur mémoire, courbe leur conscience et l’amène, frappée de terreur, à la repentance et au baptême ! Après la Pentecôte, l’assaut de Pierre, tout frais de son ardent baptême de l’Esprit, remua la foule au point que comme d’un seul homme elle lança ce cri : " Hommes frères, que ferons-nous ? " Imaginez que quelqu’un ait dit à ces hommes frappés par la conviction de péché : " Signez juste une carte ! Fréquentez l’église régulièrement ! Payez vos offrandes " Non ! Mille fois non !

"Oh, mon Dieu ! Si dans notre incrédulité que nous avons cultivée et notre crépuscule théologique et notre manque de puissance spirituelle, nous avons attristé et continuons d'attrister le Saint-Esprit, alors, dans Ta miséricorde, vomis-nous de Ta bouche ! Si Tu ne peux rien faire pour nous et par nous, alors s’il te plaît Dieu, fais quelque chose sans nous ! Contourne-nous et lève un peuple qui ne Te connaît pas encore !"
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Re: Messages pour l'Église

Message  psaume23.1 le Mer 29 Mar 2017 - 18:16



Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Le commandement)

Par C.H. Spurgeon

Avant tout, occupons-nous DU COMMANDEMENT. Jésus-Christ l'a appelé, vous le savez, le second commandement. " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force," ce qui revient à dire: " Tu aimeras ton Dieu plus que toi-même," - voilà le premier commandement.

Et voici le second dont les exigences sont, à la vérité, un peu moindres, mais qui n'en est pas moins d'une prodigieuse élévation : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même. " Et d'abord, qui dois-je aimer ? - Mon prochain. - Par le mot prochain, nous devons entendre premièrement toute personne qui vit près de nous, et par extension, tout membre, quel qu'il soit, de la grande famille humaine. Dans son sens propre, ce mot signifie voisin ou proche, en sorte que celui-là est essentiellement mon prochain qui vit, demeure ou se trouve près de moi. Ainsi , par exemple, le pauvre blessé, gisant à demi mort sur le chemin de Jéricho, était le prochain du bon Samaritain et avait droit à sa compassion, par le seul fait qu'il se trouvait sur sa route.

Aime donc ton prochain, ô mon frère. Peut-être est-il riche, tandis que tu es pauvre. Peut-être son habitation seigneuriale s'élève-t-elle à côté de ton humble chaumière. Tu vois ses vastes domaines, son fin lin, ses habits magnifiques. Le même Dieu qui lui a donné ces biens a jugé bon de te les refuser; c'est pourquoi ne convoite pas ses richesses, et ne nourris dans ton cœur aucune pensée amère à son égard.

Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, il y aura toujours inégalité de fortune parmi les hommes : soumets-toi donc sans murmures à cette loi de la société. Sois content de ton sort si tu ne peux l'améliorer; surtout ne regarde pas ton prochain d'un œil d'envie; ne souhaite pas de le voir réduit, comme toi, à la pauvreté. Et si des gens sans principes ni conscience cherchaient à lui ravir ses biens, fût-ce même à ton profit, garde-toi de les aider ou de les soutenir en aucune manière. Aime ton prochain, et alors tu ne saurais lui porter envie.

Et toi, riche de ce monde, ne méprise point ton voisin parce qu'il est d'une condition autre que la tienne. Peut-être auprès de toi vit un pauvre: ne rougis point de l'appeler ton prochain; ne rougis point de reconnaître que tout pauvre qu'il est, il a droit à ton amour. Le monde l'appelle ton inférieur: mais, je te prie, en quoi consiste cette infériorité ? S'il n'est pas ton égal en position, il l'est en réalité. Dieu a fait naître d'un seul sang tout le genre humain (Actes 27:26). Ne te persuade donc pas que tu vailles plus que lui. Il est homme: et toi, qu'es-tu de plus? Il peut être un homme en haillons, mais un homme en haillons est toujours un homme, c'est-à-dire un être crée à l'image de Dieu ; et quand même tu serais un homme vêtu de pourpre, encore ne serait-tu, après tout, qu'un homme.

Ne manque donc pas d'aimer ton prochain, ô mon frère, quelle que soit sa pauvreté, et garde-toi de le mépriser, fût-t-il même tombé au dernier degré de l'échelle sociale. Aime aussi ton prochain, quelles que puissent être ses convictions religieuses. Tu crois que la fraction de l'Eglise à laquelle tu appartiens est la plus près de la vérité, et tu ne doutes ni de ton salut ni de celui de tes amis qui pensent comme toi. Ton prochain, lui, pense différemment. Sa religion, selon toi, est erronée et mensongère: aime-le malgré cela. Que les divergences qui séparent vos opinions ne séparent point vos cœurs. Peut-être a-t-il tort, peut-être a-t-il raison, je ne prétends point décider entre vous; quoi qu'il en soit, je sais une chose: c'est que celui-là pratique le mieux l'Evangile; qui aime le plus son prochain. Mais il se peut que tu aies affaire à un homme qui n'ait pas de religion du tout. Il insulte Dieu, il viole ses sabbats, il est sceptique et il s'en fait gloire. N'importe; tu dois l'aimer. Des paroles hautaines ne pourraient que l'éloigner davantage de la pitié; une conduite dure à son égard ne le disposerait pas à devenir chrétien. Aime-le, malgré son impiété. Aussi bien, son péché n'est pas contre toi; il est contre ton Dieu.

Or, ce Dieu, tu le sais, se charge lui-même de tirer vengeance des péchés commis contre lui: laisse donc ton prochain entre les mains du juste Juge; mais en attendant, si tu peux lui rendre service, lui témoigner de l'intérêt ou de la bienveillance, fais-le sans hésiter, fais-le de nuit ou de jour. Et si tu établis quelque distinction entre lui et un autre, qu'elle soit plutôt en sa faveur qu'à son préjudice. Que ta conduite tout entière lui dise clairement: " Parce que tu n'es pas de ma religion, parce que mon Dieu n'est pas ton Dieu, je veux chercher d'autant plus à t'être agréable, afin de te gagner, si je le puis, à la bonne cause. Quoique tu sois un Samaritain hérétique et moi un Israélite orthodoxe, je te considère pourtant comme mon prochain, et je veux t'aimer, dans l'espérance que bientôt tu ne montreras plus à ton faux temple de Garizim, mais que tu viendras adorer Dieu avec moi dans son sanctuaire de Jérusalem. "

Oui mon cher auditeur, aime ton prochain, je le répète, quoique sa religion soit autre que la tienne. Tu dois l'aimer également, quoiqu'il te fasse concurrence et que ses intérêts soient opposés aux tiens. C'est là une maxime qu'il serait difficile, je le sais, d'introduire à la Bourse ou dans les affaires ; néanmoins, c'est une maxime, industriels et commerçants, qu'il est de mon devoir de vous faire entendre.

Un jeune homme vient peut-être de se lancer dans une entreprise et vous craignez que, s'il réussit, il ne vous cause du dommage. Gardez-vous de lui désirer du mal. Gardez-vous surtout de rien faire ou de rien dire qui puisse porter atteinte à son honneur ou à son crédit. Votre devoir est de l'aimer; car bien qu'il soit votre compétiteur en affaires, il n'en est pas moins votre prochain.

Peut-être aussi un de vos confrères est-il votre débiteur. Si vous exigez le paiement de sa dette, vous le ruinez du coup; si, au contraire vous lui laissez la somme qu'il a entre ses mains, il pourra faire face à l'orage et sortir heureusement de la crise qu'il traverse. Quel est votre devoir envers lui ? Vous devez l'aimer comme vous vous aimez vous-mêmes et agir à son égard comme vous voudriez qu'on agît au vôtre, fussiez-vous placé dans les mêmes circonstances.

Quel que soit celui avec lequel tu entretiens des relations commerciales, souviens-toi donc, ô homme, qu'il est ton prochain. Quel que soit celui avec lequel tu trafiques, qu'il soit plus grand ou plus petit que toi, il est ton prochain, et la loi chrétienne te commande d'avoir de l'affection pour lui. Elle ne t'exhorte pas simplement à ne le point haïr: elle t'ordonne de l'aimer; et quand même il entraverait tes projets, quand même il t'empêcherait d'acquérir des richesses, quand même il t'enlèverait ta clientèle, ton crédit, ou, ce qui est mille fois pire, ta réputation - encore serais-tu obligé de l'aimer comme toi-même. Cette loi n'admet point d'exception : Tu aimeras ton prochain. Tu dois encore aimer ton prochain, ô mon frère, quoiqu'il t'afflige par son péché.

Souvent, n'est-il pas vrai ? nos esprits se soulèvent, nos cœurs se serrent au dedans de nous, en voyant les iniquités qui s'accomplissent dans les rues de nos grandes villes. Nous voudrions pouvoir mettre au ban de la société, comme des malédictions vivantes, le pêcheur scandaleux, le débauché, la femme de mauvaise vie….. Ce sentiment n'est pas bon, il n'est pas chrétien. Nous devons aimer les plus grands pécheurs, et loin d'en bannir aucun de la douce région de l'espérance, nous devons faire tous nos efforts pour les ramener au bien. Mon prochain est-il un brigand, un menteur, un scélérat ?

Evidemment je ne puis aimer sa scélératesse, autrement je serais un scélérat moi-même. Je ne puis aimer son mensonge, autrement je serais moi-même un homme faux. Néanmoins, je suis tenu de l'aimer, lui, personnellement, et s'il m'a fait du mal, je ne dois nourrir à son égard aucun désir de vengeance, aucune pensée de ressentiment, mais comme je souhaite que Dieu me pardonne, ainsi dois-je lui pardonner.

Bien plus: si, ayant violé les lois du pays, mon prochain doit subir la peine de son forfait - ( et il est de toute justice qu'il le fasse ) - je dois l'aimer jusque dans son châtiment. Magistrat, tu dois le condamner, non point dans un esprit de haine ou de colère, mais pour son bien, et avec l'espoir que sa punition le conduira au repentir. Tu dois le punir de la manière et dans la mesure qui te paraissent les plus propres, non à expier son crime, mais à lui en faire sentir l'odieux, et à le porter à ne plus le commettre. Mais condamne-le, je t'en supplie, les yeux humides, avec regret, avec compassion; condamne-le en l'aimant encore. Et quand il est jeté dans un cachot, veille à ce que ses geôliers ne lui fassent pas subir de traitements inhumains, car souvient-toi que si la fermeté et la sévérité sont indispensables dans la discipline des prisons, il ne faut pas qu'elles soient excessives, de peur qu'elles ne dégénèrent en cruauté, et qu'au lieu d'être utiles, elles ne deviennent criminelles.

Oui, je dois aimer mon semblable, alors même qu'il est enfoncé dans la boue et dégradé par le vice! Le commandement ne me laisse aucun échappatoire : il réclame mon amour en faveur de mon prochain, quel qu'il soit. Sans doute, je ne suis point tenu de le recevoir dans ma maison, ni de le traiter comme un membre de ma famille. Il y a tel acte de bonté qui serait un acte d'imprudence, car en l'accomplissant, je pourrais causer la ruine de cœurs honnêtes et récompenser le vice. Il est des cas où la justice exige que je me pose en adversaire déclaré de mon prochain, mais dans ces cas mêmes la charité veut que mon cœur ne lui soit point fermé; car, si grande que soit son indignité, il est mon semblable, il est mon frère; et quoique le démon ait souillé son front de fange; quoiqu'il ait fait rejaillir son venin jusque dans son âme, tellement que lorsqu'il parle, sa bouche vomit des blasphèmes, et lorsqu'il court, ses pieds sont légers pour répandre le sang, cependant le Créateur l'a revêtu, comme moi, de la dignité d'homme: or, en tant qu'homme, il est mon frère, et en cette qualité, il a droit à mon affection.

Si donc, en me baissant vers lui, je puis espérer de le relever en quelque mesure et de réveiller dans son âme ne fût-ce qu'une faible lueur de dignité morale, je pèche si je ne le fait point, car le Seigneur m'ordonne de l'aimer comme je m'aime moi-même.

Oh ! plût à Dieu que ce grand principe fût pleinement mis en pratique! Plût à Dieu que du moins ceux qui m'écoutent en ce moment le prissent pour règle de leur conduite! Mais je vous le demande, mes chers auditeurs, en est-il ainsi ? Non, vous n'aimez pas votre prochain - vous savez que vous ne l'aimez pas! C'est à peine si vous aimez les personnes qui viennent tous les dimanches invoquer le Seigneur avec vous dans le même lieu de culte : comment pourriez-vous songer à aimer ceux qui ne partagent pas vos croyances ? Que dis-je ? C'est à peine ( ô humiliant aveu ! ) c'est à peine si vous aimez ceux qui vous sont unis par les liens du sang, qui ont sucé le même lait que vous, ont grandi sous le même toit, ont eu part aux mêmes tendresses.

Si donc vous n'aimez pas vos amis eux-mêmes, est-il surprenant que vous n'aimiez pas vos ennemis? Que de familles, en effet, qui sont déchirées par des divisions intestines! Que de frères en guerre contre leurs frères, de proches contre leurs proches! Peut-être y a-t-il un homme dans cet auditoire qui ce matin, avant de venir dans la maison de Dieu, a échangé des paroles amères avec un des siens.

Ah! mes chers auditeurs, si vous n'aimez pas ceux de votre famille, vous êtes pire que des païens et que des infidèles! Comment donc, encore une fois, pourrait-on s'attendre à ce que vous pratiquiez dans toute son étendue ce grand et solennel commandement : Tu aimeras ton prochain ?

Mais que vous le pratiquiez ou non, mon désir est de le prêcher hautement sans ménager les oreilles susceptibles de cette génération rebelle et contredisante. Aussi je tiens à le redire en termes aussi clairs que possible : mon texte nous impose l'obligation, d'abord, d'honorer et d'aimer tous les hommes, simplement parce qu'ils sont hommes ; puis d'aimer d'une façon particulière nos voisins, nos connaissances, toute personne, en un mot, avec laquelle nous sommes en rapport ; et cela, non point à cause de sa position sociale ou en raison de ses qualités, mais simplement parce qu'elle est notre prochain, et parce que Dieu nous a dit : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quoi ? est-il bien vrai que je doive AIMER mon prochain ?

Oui, je dois l'AIMER. Le mot est fort, j'en conviens, mais c'est celui dont le Sauveur a fait usage ; par conséquent, on ne saurait le remplacer.

" Eh bien! " dira quelqu'un ", à tout prendre, je crois que j'obéis à ce commandement. Je ne parle de personne en termes malveillants. Je n'ai jamais nui, que je sache, à la réputation de qui que ce soit. J'évite soigneusement de faire du tort à mes voisins. Même dans les affaires d'intérêt, je veille à ce que l'esprit mercantile n'étouffe pas en moi l'esprit de charité. Je cherche à être juste et poli envers tout le monde. "

Mon cher auditeur, jusque-là, c'est très bien, mais ce n'est point assez. Il ne suffit pas que tu puisses dire : " Je ne hais point mon prochain ; " il faut que tu l'aimes . Il ne suffit pas, quand tu le rencontres sur ton chemin, que tu t'abstiennes de lui courir sus, ou quand il est retiré dans sa maison pour la nuit, que tu respectes son repos.

Le commandement de mon texte n'est pas négatif : il est positif. Il nous dit, non ce qu'il ne faut pas faire, mais ce qu'il faut faire. Il va sans dire que tu ne dois nuire en aucune façon à ton prochain ; mais parce que tu as accompli cette partie de ton devoir, ne te persuade pas avoir tout fait. Tu dois l'aimer : Voilà ce que Dieu demande de toi.

" Mais ", dit un autre, " non-seulement je ne fais pas de mal à mon prochain, mais je cherche à lui faire du bien. Lorsque mes voisins sont malades, je leur donne des marques d'intérêt ; s'ils sont pauvres, je leur envoie des mets de ma table, afin qu'ils mangent et qu'ils reprennent des forces ; s'ils sont dénués de toute ressources, je donne mon argent, afin qu'ils soient convenablement soignés. "

Tu fais bien, mon cher auditeur ; on ne peut assurément qu'approuver ta conduite ; toutefois, sache-le, tu peux donner, et pourtant ne pas aimer. Souvent j'ai vu une aumône jetée à un malheureux, à peu près comme un os est jeté à un chien, sans un seul atome de vraie charité. J'ai vu de l'argent donné à un pauvre avec beaucoup moins de civilité qu'on n'en met d'ordinaire pour présenter du foin à un cheval. " Allons ! prenez cela, et allez-vous-en. Je suis bien fâché que vous soyez venu chez moi. Pourquoi ne vous adressez-vous pas à d'autres ? Vraiment, je ne sais où cela finira ; je suis assailli par des mendiants ! " Voilà de quelles paroles la plupart des aumônes sont accompagnées ; puis, on ajoute à part soi : " Il faut bien que je lui donne, je suppose, sans quoi on dirait que je suis avare! "

Oh! mes amis, je vous le demande, est-ce là aimer son prochain ? est-ce là le moyen de s'en faire aimer ? Lui eussiez-vous parlé avec bonté tout en lui refusant votre argent, il vous en aurait su plus de gré que de votre aumône donnée d'une façon si blessante.

O toi qui nourris le pauvre et qui visites le malade, non, tu n'as point obéi au commandement de mon texte, à moins que ton cœur n'ait donné l'impulsion à ta main, et que la bénéficence de ta vie ne soit que la fidèle expression de l'intime charité de ton âme. " Tu aimeras ton prochain. "

Mais ici je prévois une interruption d'un autre genre. " Prédicateur, me dira-t-on, avec la meilleure volonté du monde, je ne puis pas aimer mon prochain. Peut-être pouvez-vous aimer le vôtre, parce qu'il est meilleur que le mien ; mais les personnes avec lesquelles j'ai affaire ont l'esprit si mal tourné, qu'en vérité on perd son temps à vouloir les aimer. J'ai souvent essayé ; mais à tous mes témoignages de bon vouloir et d'affection, elles n'ont répondu que par l'ingratitude, la froideur et l'insulte. "

Eh bien ! mon frère, ne te décourage pas ; aime-les toujours, et tu n'en seras que plus héroïque. Soldat efféminé, voudrait-tu donc n'avoir rien à souffrir dans la sainte guerre de l'amour ? Sur ce terrain, sache-le, la victoire reste toujours au plus vaillant ; c'est pourquoi, quelque rude que soient tes premiers pas dans la carrière, avance hardiment, avance sans te laisser rebuter par les obstacles, avance en aimant ton prochain envers et contre tous, en l'aimant, s'il le faut, malgré lui-même. Amasse des charbons de feu sur sa tête. Que s'il est de sa nature difficile à contenter, ne t'en mets point en peine : cherche , non à lui plaire, mais à plaire à ton Maître. Et si ton affection est méprisée par les hommes, souviens-toi que ton Maître, lui, ne la méprise pas, mais que tout acte de charité et de dévouement, quoique méconnu par celui qui en est l'objet, n'en est pas moins agréable à ton miséricordieux Sauveur. Tu aimeras ton prochain.

Du jour où ce commandement serait mis en pratique, toute colère, toute violence et toute animosité disparaîtrait évidemment de la terre. Qui est jamais en colère contre lui-même ? Sans doute, dans un certain sens, tout homme sage l'est quelquefois : pour ma part, j'avoue que je ferais bien peu de cas de celui qui, en présence, soit du mal qu'il sent dans son cœur, soit du mal qui se commet autour de lui, pourrait toujours conserver son sang-froid.

Mais souviens-toi, ô homme ! que tu n'as pas le droit de t'irriter contre ton frère plus que tu ne t'irrite contre toi-même. Tu es parfois indigné de ta propre conduite, et tu peux t'indigner également de la sienne, s'il commet une mauvaise action. Mais ta colère contre toi est de très courte durée, n'est-il pas vrai? Tu pardonnes bientôt, je n'en doute pas, à ta chère personne: eh bien ! tu dois tout aussitôt, pardonner à ton prochain. Si tu lui as dit quelques paroles trop vives, va et retire-les- sur-le-champ, et si tu n'as fait que le reprendre selon la vérité, n'ajoute rien qui pourrait augmenter sa confusion. Quand tu es y es appelé, proteste hardiment contre le péché, mais fais-le avec toute la charité possible. Ne sois pas plus raide qu'il ne faut. Agis envers autrui comme tu agirais envers-toi même. Surtout, ne conserve aucune rancune. Que le soleil ne se couche jamais sut ta colère. Ce n'est qu' à ces conditions que tu pourras aimer ton prochain, car il est absolument impossible d'obéir aux paroles de mon texte en en nourrissant dans son cœur la moindre pensée de ressentiment ou de vengeance.

Mais il y a plus. Tu es tenu d'aimer ton prochain: prends donc garde de ne pas le traiter avec indifférence. Ne néglige pas; intéresse-toi à ce qui le concerne. Peut-être est-il triste, ou malade, ou abattu; une simple visite de ta part pourrait lui faire du bien; mais quoiqu'il habite près de ta demeure, il ne t'envoie pas chercher, car, dit-il, "je ne veux importuner personne."

C'est donc à toi, mon cher auditeur, qu'il appartient de rechercher les douleurs de ton frère. Les personnes les plus dignes d'égards sont celles qui en sollicitent le moins. La pauvreté la plus digne de respect est celle qui ne demande pas la pitié.

N'attends pas que l'on vienne t'informer de la détresse de tes voisins, mais soi le premier à la découvrir, et, autant qu'il te sera possible, viens en aide à chacun selon ses besoins. Et lorsque tu vas voir le pauvre dans sa demeure, ne prends pas, je t'en supplie, cet air de condescendance hautaine que revêt trop souvent la charité; vas-y non comme si tu étais quelque créature d'un ordre supérieur qui se prépare à octroyer un bienfait, mais comme un frère qui vient s'acquitter envers son frère d'une dette à laquelle la nature et l'Evangile lui donnent des droits sacrés. Assieds-toi à son côté, parle-lui, témoigne-lui de l'affection.

Et si tu as affaire à un homme aux sentiments fiers et élevés, agis à son égard avec beaucoup de prudence ; garde-toi bien de lui donner ouvertement une aumône, mais assiste-le d'une manière détournée, de peur que tu n'affliges son esprit en voulant le soulager, et que tu ne le blesses avec la boîte même de parfum dont tu avais l'intention d'oindre sa tête. Ne lui fais pas de la peine par ta maladresse ; respecte sa susceptibilité. Laisse ton offrande sans rien dire, et il oubliera bientôt ce qu'il y a de pénible à recevoir, mais il se souviendra toujours de ta bonté et de ta sympathie.

Il me serait impossible, vous le comprenez, mes chers amis, d'entrer dans tous les développements qu'exigerait le vaste sujet qui nous occupe. Je me bornerai donc à observer que l'amour du prochain réduit aussi à néant tout péché qui ressemble à la convoitise, à l'envie ou à la malveillance. Il nous dispose en tout temps à rendre à nos semblables toutes sortes de bons offices, à leur pardonner tout le mal qu'ils peuvent nous faire, et à consentir même à leur servir en quelque sorte de marchepied, si par là nous pouvons leur prouver que nous sommes de vrais disciples du Seigneur Jésus.

" Mais, enfin de compte ", objectera peut-être quelqu'un, " je ne vois pas que je sois tenu de toujours pardonner. Il y a chez toute créature vivante un irrésistible instinct qui la porte à se révolter contre celui qui l'opprime. Voyez le ver lui-même: ne se redresse-t-il pas sous le pied qui l'écrase? "

Et prends-tu donc un ver pour ton modèle, mon cher auditeur? Oui, un ver se redresse, mais un chrétien supporte. Amère dérision, en vérité de me proposer un ver pour exemple, tandis que j'ai Christ pour modèle! Christ a supporté. Quand on lui disait des outrages, il n'en rendait point. Quand on le crucifia, quand on le cloua au bois maudit, il s'écria: "Père, pardonne-leur!"

Oh! chrétien, imite ton Sauveur dans son incomparable charité. Qu'un amour invincible, un amour à toute épreuve, un amour si puissant que beaucoup d'eaux ne pourraient l'éteindre et que les fleuves mêmes ne pourraient le noyer (cant 8 :7), qu'un tel amour habite dans ton cœur. Tu aimeras ton prochain.

Et maintenant, il nous reste à examiner quelle doit être la mesure de cet amour.

Plût au ciel que telle grande dame aimât son prochain autant qu'elle aime son épagneul!

Plût au ciel que certains riches propriétaires s'intéressassent autant à leurs semblables qu'à leurs chevaux ou à leur meute de chiens!

Très sérieusement, mes chers amis, je crois que l'amour fraternel serait en grand progrès parmi nous si chacun voulait consentir à accorder à ses voisins une aussi grande part dans son affection que celle qu'il accorde à un animal favori.

Mais quoi? N'est-ce pas ravaler l'amour du prochain que de le réduire à un tel niveau? Oui, sans doute, et pourtant, je le crains fort, ce niveau est bien supérieur à celui que la plupart d'entre vous lui avez donné jusqu'ici. N'est-il pas vrai que vous aimez vos frères que vos champs, votre maison ou votre bourse? Qu'elle est donc élevée, qu'elle est donc sublime la règle d'or de l'évangile: " tu aimeras ton prochain comme toi-même! "

Ici, une question se présente: Combien les hommes s'aiment-ils eux-même? Je réponds: Aucun, trop peu; la plupart, trop. Tu peux t'aimer autant qu'il te plaira, mon cher auditeur, mais à la condition que tu aimes ton prochain dans le même mesure. Je suis assuré qu'il n'est nullement nécessaire de t'exhorter à t'aimer toi-même. Ton bien-être, tes affaires, ta santé, forment, je n'en doute pas, le principal objet de ta sollicitude. Tu ne négligeras rien, j'en suis parfaitement sûr, pour garnir ton nid d'un moelleux duvet, afin de le rendre aussi doux que possible.

Il serait superflu, je le répète, de t'exhorter à chérir ta propre personne: tu n'a rien à apprendre à cet égard. Comme donc tu t'aimes toi-même, ainsi aime ton prochain. Et n'oublie pas que ce mot de prochain est d'une largeur infinie; n'oublie pas qu'il embrasse tous les rangs de la société, qu'il comprend même ton compétiteur, ton ennemi, celui dont tu as le plus à te plaindre.

Oh! quelle révolution radicale s'accomplirait dans le monde si ce grand principe de l'amour fraternel avait force de loi parmi les hommes! Quel puissant levier serait cette simple parole du Sauveur: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, pour renverser de fond en comble une foule d'abus et de préjugés qui sont passés dans nos mœurs!

Dans nos sociétés civilisées, quoi qu'on en dise, il règne un esprit de caste presque aussi tranché qu'en Hindoustan. Monseigneur regarde avec dédain quiconque n'est pas son égal en dignité, et celui qui le suit dans la hiérarchie sociale considère l'industriel et le commerçant comme des êtres d'un ordre subalterne.

Le commerçant à son tour regarde le travailleur comme infiniment au-dessous de lui, et il n'est pas jusqu'aux diverses catégories d'ouvriers qui ne se piquent d'une certaine supériorité les uns sur les autres.

Oh! quand donc luira le jour où ces absurdes préjugés s'écrouleront tous ensemble; où l'humanité, sentant enfin qu'un même sang circule dans ses veines, ne formera plus qu'une grande famille; où chacun aimera son frère, et où toutes les classes de la société comprendront qu'elles sont dépendantes les unes des autres!

Mais en attendant ce jour bénit, travaillons chacun pour son propre compte à nous pénétrer de l'esprit de mon texte, et à nous dépouiller de plus en plus de ce misérable orgueil dont les meilleurs mêmes ne sont pas exempts.

O vous ma sœur, tout enveloppée de soie et de velours, depuis des années vous vous asseyez peut-être dans la maison de Dieu côte à côte avec une pauvre femme, vêtue, il est vrai d'un habit grossier, mais qui n'en n'est pas moins un enfant de Dieu aussi sincère que vous pouvez l'être. Lui avez-vous jamais parlé? Non, jamais. Et pourquoi cela? Voulez que je vous le dise? Parce qu'il se trouve que vous avez plus de francs à dépenser par jour qu'elle, la pauvre âme, n'a de centimes!

Et vous, c'est M. le comte, vous entrez dans le sanctuaire, la tête haute, vous attendant à ce que chacun vous témoigne le plus grand respect. Et en effet, vous avez droit à notre respect, car vous êtes homme; or le même passage qui nous dit: "Honorez le roi, " nous dit aussi: "Rendez l'honneur à tout le monde (1 Pierre 2 :17)." Nous sommes donc tenu de nous honorer mutuellement. Mais quand à vous, tout en croyant que plus que personne vous êtes digne de la vénération publique, vous vous dispensez fort bien d'user de condescendance envers qui que ce soit. Que votre seigneurie me permette de le lui dire: elle serait bien plus grande aux yeux des autres, si elle l'était un peu moins à ses propres yeux.

Oh! que bénit soit notre Père céleste, que béni soit le Seigneur Jésus de nous avoir donné ce commandement, car, je le répète, une ère de bonheur se lèvera sur le monde quand ses paroles seront accomplies à la lettre: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
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psaume23.1

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