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Gestion de nos finances

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Gestion de nos finances

Message  Graindesable le Mer 14 Nov 2012 - 22:47

Bonjour,

Je souhaiterais vous soumettre une interrogation de plus en plus importante qui me trotte en tête.
Voilà, je suis très attentive à ne pas laisser de place à la complaisance et à l'auto-satisfaction dans ma vie chrétienne. Dieu ne veut pas des tièdes mais des serviteurs bouillants. Or il me semble que certains domaines de notre vie (du moins en occident) nous paraissent tellement acquis qu'il ne nous effleure parfois pas l'esprit de réellement nous remettre en questions sur ces sujets-là, la question de l'argent notamment.

En effet presque tous en tant qu'occidentaux, ne souffrant ni de la faim ni de la soif, pouvons nous considérer comme riches. Quelle que soit la mesure dans laquelle nous donnons, nous aurons toujours des dépenses superflues qui nous paraissent presque naturelles. Et la pensée qui revient souvent dans ces cas-là est : il faut bien vivre avec son époque. Je suis de moins en moins d'accord avec ça. Ce n'est pas parce que la majorité fait que nous devons la suivre. Si l'argent pour un habit, un téléphone, ou un ciné, dont nous n'avons pas fondamentalement besoin, peut aider quelqu'un qui en a vraiment besoin, alors pourquoi tous les chrétiens ne se contenteraient-ils pas de vivre avec le minimum ?

Comment accepter notre confort ? Est-il acceptable ou fermons-nous les yeux dessus ? "On ne peut quand même pas tout donner !" Et pourquoi pas ?

Merci de m'éclairer sur la façon dont vous vivez avec cette question. (Zachée a donné la moitié de ses biens, par exemple).
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Re: Gestion de nos finances

Message  partageux le Jeu 15 Nov 2012 - 1:03

Graindesable a écrit:Si l'argent pour un habit, un téléphone, ou un ciné, dont nous n'avons pas fondamentalement besoin, peut aider quelqu'un qui en a vraiment besoin, alors pourquoi tous les chrétiens ne se contenteraient-ils pas de vivre avec le minimum ?
Comment accepter notre confort ? Est-il acceptable ou fermons-nous les yeux dessus ? "On ne peut quand même pas tout donner !" Et pourquoi pas ?

Je ne sais si cette question est vraiment pertinente.

En effet, la spiritualité ne se mesure pas à notre « sacrifice » matérielle, mais plutôt par le fait de sacrifier ce qui règne et conduit notre vie.
Ainsi donc, chaque cas est unique.
Et à tout les coups, lorsque nous sacrifions ce qui nous paraît précieux, nous nous trouvons alors heureux de notre « spiritualité ». Puis soudain, Dieu vient et met le doigt sur ce qui nous est vraiment essentiel, nécessaire et au centre de nos priorités… là, tout au fond de notre être.
Commence alors un grand débat avec Lui, une remise en question. Et le chemin de la maturité s'ouvre ou se ferme.

La foi en christ est un existentialisme.

Pour l'un, sacrifier son confort sera terrible, pour l'autre ce peut être sacrifier son temps, son métier… et que sais-je encore ? Quoi que ce soit qui finalement est maître de ma vie, ce qui, tout compte fait, joue le rôle d'une idole invisible.
Pour certains, même, sacrifier sa pauvreté ou son inconfort peut devenir une vraie souffrance tant ils pensent que leur pauvreté ou leur inconfort mesure le poids de leur spiritualité et leur assure les applaudissements du ciel.
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Re: Gestion de nos finances

Message  Graindesable le Jeu 15 Nov 2012 - 1:24

Merci pour ta réponse.

Je comprends tout à fait, et je sais que les œuvre seules sont vaines.

Ce qui me chiffonne, c'est que tout ça me semble un peu "facile". Je veux dire, ce n'est pas parce que je ne suis pas cupide et que j'ai une relation très saine avec l'argent en le laissant à sa place que je peux me dire "l'argent n'est pas une occasion de chute pour moi alors tant mieux, je peux très bien vivre avec mes richesses" (richesses restant relatif, je pars juste du principe que les occidentaux sommes en général "riches" en comparaison avec l'ensemble du monde).
Je ne sais pas, vraiment je n'impose rien, je vous soumets ma réflexion, soyons bien d'accord...
Mais quand je vois que nous avons matériellement de quoi sauver des vies, et aider des gens, et que délibérément nous ne le faisons pas (car on pourrait toujours donner plus sans pour autant mettre nos propres vies en danger), que ce soit en termes d'argent ou de temps consacré aux autres, je ne peux pas m'empêcher de trouver que c'est de la facilité et que nous nous voilons la face.

Je sais que Dieu regarde au cœur, mais je ne vois pas comment ne pas se sentir atrocement égoïste quand on voit des gens mourir, depuis chez nous bien au chaud (je suis consciente que ça fait terriblement cliché, mais il se trouve que c'est quand même une réalité).

La Bible regorge d'exemples de gens qui n'ont déjà pas grand chose et qui malgré tout le donnent. Alors nous qui avons tout, pourquoi ne donnons-nous pas tout ? Un enfant viendrait mourir de faim devant notre porte, on s'empresserait de lui donner quelque chose, alors loin des yeux loin du cœur ? Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas que ça n'existe pas.

On est chrétiens avant d'être occidentaux, et en tant que tels nous devrions être capables de remettre en cause le mode de vie occidental.

(Mais tout ça ne doit bien sûr pas être fait dans le but de se glorifier, ou de chercher à mériter les applaudissements du ciel, comme tu dis, je suis à 100 % d'accord avec toi. Que Dieu mette son amour et sa compassion dans nos cœurs)
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Re: Gestion de nos finances

Message  Clara le Jeu 15 Nov 2012 - 1:59

Nous sommes humains simplement et tout est relatif. Quand tu parles de la richesse des occidentaux, je t'assure que là aussi c'est relatif...
Chacun a une sensibilité différente. Je préfère aider un "prochain proche", d'autres auront une vision en direction d'un continent lointain, d'autres une aide spécifique pour les enfants...
Pour ma part je ne participe pas à une sorte de culpabilisation très mode ( je ne parle pas de toi, hein!) Wink2

_________________
Tu es bon, Seigneur, tu pardonnes! Tu es plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent!
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Re: Gestion de nos finances

Message  partageux le Jeu 15 Nov 2012 - 2:15

Graindesable a écrit:La Bible regorge d'exemples de gens qui n'ont déjà pas grand chose et qui malgré tout le donnent. Alors nous qui avons tout, pourquoi ne donnons-nous pas tout ? Un enfant viendrait mourir de faim devant notre porte, on s'empresserait de lui donner quelque chose, alors loin des yeux loin du cœur ? Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas que ça n'existe pas.

On est chrétiens avant d'être occidentaux, et en tant que tels nous devrions être capables de remettre en cause le mode de vie occidental.

Ta question est légitime. Qui ne se l'est pas posée au moins une fois d'ailleurs ?

Mais encore une fois, cette question prend le risque d'édicter des règles et des lois générales dès l'instant où elle est abordée de façon générale. Bien plus, elle prend le risque de basculer petit à petit dans une vision politique du christianisme, soit donc, ne n'être plus du christianisme. Je pense notamment au fait de dire : « Nous devrions être capables de remettre en cause le mode de vie occidental. »

Encore une fois, la foi en christ est un phénomène existentiel, unique à chaque-un et où chaque cas est particulier.
La foi en christ n'a pas pour but de changer LE monde, mais de changer DE monde.
Et à ce titre, le christ désire changer l'individu, individuellement, lui donner une autre nature, faire de lui « une nouvelle créature », précisément comme un sceau d'entrée dans le monde à venir : dans la résurrection.

Ainsi, à ce genre de questionnement socio-politique, le christ a répondu fort simplement : « Aime ton prochain ».
Le prochain n'est précisément pas le lointain.
S'interroger sur un système de civilisation, soit donc sur la politique, c'est s'interroger sur la masse en général, ce qui finalement échappe à notre regard. C'est s'interroger sur ce qui est lointain. C'est le propre des lois, non de la foi en christ, qui elle est tendue vers une réalité post mortem.
On ne peut aimer que celui qu'on peut serrer dans ses bras, son prochain, celui qu'on voit, dans son quotidien, aux aléas de nos instants, durant notre vie personnelle. Ainsi échappe-t-on à la culpabilisation de ne rien faire pour le lointain, et ainsi change-t-on, à son niveau, notre univers. Le christ n'en demande pas plus, ce qui est déjà énorme !

Et quant bien même je serai seul à le faire, qu'importe. Je rendrai compte pour moi, non pour l'autre. Je rendrai compte pour mes opportunités, non pour celle de l'autre et des autres. Et que l'homme politique qui se croit spirituel parce qu'il aurait nourri dix mille hommes en faisant voter telle loi sociale au Parlement, que cet homme prenne donc garde. Car s'il a méprisé son voisin qui durant 10 ans souffrait de faim, c'est précisément de son voisin que Dieu lui parlera. Sa spiritualité était là, d'abord, avant d'être au Parlement européen. Le christianisme, s'il est un héroïsme, c'est celui d'un héroïsme incognito, humble, caché.
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Re: Gestion de nos finances

Message  Graindesable le Jeu 15 Nov 2012 - 16:22

Bonjour,

Il faut pas que la culpabilisation soit tabou non plus, même si ça fait mal à nos egos, il faut constamment se confronter à nos manquements, sinon nous n'aurions pas toutes ces directives pour nos vies.
Après, c'est sûr que tout donner pour les œuvres humanitaires mais négliger sa famille à côté, c'est évident que ce n'est pas sain et que quelque chose pèche dans notre démarche. Les exemples dans la Bible d'hommes et de femmes qui consacrent leur vie à Dieu, c'est quelque chose ! Ça ne se résume pas à être sympa avec le voisin (même si c'est effectivement le B-A BA).
Enfin, même si être avec Jésus c'est vivre dans la paix, le bouddhisme fait ça très bien de nous donner une zénitude à toute épreuve. Jésus ne veut-il pas nous bouger ?
Mais encore une fois, je dis "nous" mais je n'accuse personne, je parle pour moi et en même temps je me demande quelle devrait être l'attitude du "Chrétien" en général.
Cette parabole où Dieu dit j'ai eu faim tu ne m'as pas nourri alors je te retranche, c'est quand même assez clair.

Bref, en tous cas je comprends bien ce que vous dites et je vais creuser de mon côté et avec l'aide de Dieu, car en effet ces questions sont très personnelles et il est délicat d'en faire des généralités. Après tout, si je me sens coupable de mon "confort" c'est peut-être que Dieu me parle là-dessus. Je ne cherche surtout pas à être accusatrice !

Merci encore pour vos réponses, soyez bénis !
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Re: Gestion de nos finances

Message  partageux le Ven 16 Nov 2012 - 2:06

Graindesable a écrit:Il faut pas que la culpabilisation soit tabou non plus […] Je ne cherche surtout pas à être accusatrice !

Vous vous « excusez » assez souvent dans vos réponses pour bien réaffirmer que vous parlez « pour vous » ; que vous ne tenez pas, répétez-vous, à « être accusatrice » envers l'autre. Et pourtant, vous affirmez d'autre part l'exact contraire en disant : « Il ne faut pas que la culpabilisation soit tabou non plus, même si ça fait mal à nos egos, il faut constamment se confronter à nos manquements, sinon nous n'aurions pas toutes ces directives pour nos vies. »

Je crois qu'il y a ici un mal-entendu. Un mal-entendu qui regarde de façon très pragmatique cette notion de l'aide matérielle des uns envers les autres qui vous préoccupe.

En effet, il y a le fait de culpabiliser et le fait de se remettre en question, l'un et l'autre étant deux phénomènes totalement différents.
La culpabilité émane d'un manquement face à des « directives de vie » dites immuables, c'est-à-dire gravées sur pierre. Ces directives ont pour but, soit politiquement, moralement ou religieusement, d'apporter le bonheur à tous sur terre : la justice, l'égalité, le confort, la santé, etc., etc. Or si ces directives semblent avoir un projet noble, elles ne parviennent jamais à leur but ; et plus l'homme tend à les pratiquer, plus il est coupable de ne pouvoir atteindre ce but idyllique. Sa culpabilité devient alors chronique, et il passe finalement de la la culpabilité à son étape logique : la condamnation.

Car la paix et l'âge d'or sur terre ne seront jamais atteints. Le royaume des cieux est précisément « aux cieux », et non sur terre. « Vous aurez toujours les pauvres avec vous… » (jn 12) disait le Christ il y a déjà 2000 ans. C'est là une condamnation franche et directe de cette volonté humaine et morale de changer LE monde. C'est en outre, d'un point de vue plus théologique, une condamnation de la Torah, puisque tout son désir est théocratique, c'est-à-dire un mélange de spirituel et de politique ; l'idée d'un Messie-roi et d'un règne terrestre du divin.

Il s'agit, soudain, pour le Christ, de changer DE monde et de ce fait, DE changer l'individu. C'est là que tout devient plus profond, plus riche, plus bouleversant. En effet, l'idée de pratiquer des directives de vie générales, d'instaurer une certaine justice et une certaine paix dans les civilisations, c'est en réalité plus facile que de changer sa nature d'homme, de terreux, d'être adamique. Une fois un nouvel ordre, un nouveau système de lois mis en mouvement et fructifiant pour le peuple en général, on se complet alors dans sa petite zénitude, sur son oreiller moral et sa bonne volonté… Et surtout, inutile de se remettre personnellement en question, interdiction de mettre l'autre en question, de bouleverser sa paix. Vous voyez finalement que le bouddhisme se trouve ici ! Que lui aussi est parmi ces faux prophètes, ces prophètes d'une paix qui jamais ne viendra.

À contrario, changer l'individu, c'est l'entraîner dans un mouvement existentiel, dans un chemin resserré où il n'est jamais arrivé ici-bas, où il est sans cesse en charge de s'améliorer, d'être « une nouvelle créature », de connaître Celui qui n'a ni commencement ni fin, et qui est précisément en train de le faire naître de cette même nature. Et cette charge spirituelle n'a jamais de fin ici-bas, car son accomplissement est la résurrection. Dans ce chemin difficile, le chrétien porte désormais à son prochain ce message, ce message si difficile à entendre : « Je ne viens pas sauver ton terrestre, mais je viens le mettre à mort, et en outre, je viens te donner gratuitement l'infini des possibles, te donner le Royaume des cieux ». Croyez-moi, apportez ce pain du ciel à votre voisin, à votre prochain, et vous verrez ce que signifie : « Jésus vient pour me faire bouger ». Car on vous tournera le dos, on vous critiquera, on vous calomniera, on vous bannira… Et enfin, je vous l'assure, et j'en suis témoin ; vous risquerez probablement de basculer dans l'inconfort matériel. Je vous l'assure, donner matériellement à l'autre devient ici, et à tous les coups : donner de son nécessaire.

Certes, nous pouvons repousser cet évangile et basculer dans un propos plus religieux, un évangile plus « mondain ». Et à ce mouvement, le Christ a déjà donné sa réponse, laquelle vous formulez d'ailleurs. En effet, lorsque vous vous référez au : « j'ai eu faim mais tu ne m'as pas nourri », il semble que vous oubliez l'essentiel, à savoir : À qui s'adresse cette parabole ? Or, elle commence précisément ainsi : « Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs… » — Cette subtilité « des nations assemblées devant le Christ » prend dès lors une valeur énorme pour lire la parabole. Car ce mouvement de Dieu, alors qu'il juge ici selon les œuvres, selon la conscience morale et le pragmatisme matériel, et non plus selon la grâce, c'est bien ce qui reste aux Nations. Ces Nations, ces communautés humaines de masse, ce sont celles qui placent les hommes charnels sont sous le joug de directives de vie générales. Dans quel but ? Afin d'essayer de bâtir une civilisation idéale… mais une civilisation qui jamais ne sera. Cette vérité sera alors amère lorsque Dieu mettra chacun face à la révélation de cet échec. Or, si le chrétien est parmi ces hommes, et que Dieu y reconnaît donc des brebis, il me semble que celles-ci ressemblent plus à « Lot sauvé du milieu de la Cité », qu'à Abraham, qui reçut directement la promesse dans son cœur, et qui vivait, à cause d'elle, hors de la Cité.
bien à vous,

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Re: Gestion de nos finances

Message  MumChantal le Ven 16 Nov 2012 - 8:40

En effet, il y a le fait de culpabiliser et le fait de se remettre en question, l'un et l'autre étant deux phénomènes totalement différents.
La culpabilité émane d'un manquement face à des « directives de vie » dites immuables, c'est-à-dire gravées sur pierre. Ces directives ont pour but, soit politiquement, moralement ou religieusement, d'apporter le bonheur à tous sur terre : la justice, l'égalité, le confort, la santé, etc., etc. Or si ces directives semblent avoir un projet noble, elles ne parviennent jamais à leur but ; et plus l'homme tend à les pratiquer, plus il est coupable de ne pouvoir atteindre ce but idyllique. Sa culpabilité devient alors chronique, et il passe finalement de la la culpabilité à son étape logique : la condamnation.
Le fait de se sentir culpabiliser permet de se remettre en question, me semble-t-il.
La gestion des finances ..... grande question et beaucoup de réponses.
Certaines seront apportées qu'avec du bon sens humain,
certaines d'autres seront prises par rapport à des versets bibliques.
Les deux peuvent se confondre pour d'autres.
Si on considère que TOUS NOS BIENS appartiennent à Dieu et que nous en sommes que des gestionnaires la question ne se posera plus de la même façon
Nous nous dirons : que ferait Jésus à ma place?
Nous attendrions la réponse qui je pense ne se ferait pas attendre.
Le passage de Matthieu 25 - est très clair de 34 à la fin.
Par Amour pour notre Seigneur nous accomplissons les oeuvres de la Foi.
Nous n'accomplissons pas les oeuvres pour être sauvés mais parce que nous sommes sauvés nous sommes sensibles à l'action du Saint Esprit.

Quand nous donnons - argent, temps ..... - c'est aussi pour que l’Évangile soit proclamée et qu'un plus grand nombre vienne à la connaissance de Christ.
Exemple : il y a des associations humanitaires chrétiennes qui emploient des personnes bénévoles non chrétiennes (mais qui acceptent la charte - donc qui savent qu'elles vont être avec des chrétiens) . Je fais partie de l'une d'elle dans la région lyonnaise qui agit sur place et au loin.
Le but au départ de certains est de faire du bien, mais par le témoignage de la vie des chrétiens l’Évangile est à leur portée et pourront accepter Christ dans leur vie.
Si cette association n'emploierait que des chrétiens, elle vivrait en vase clos et le but ne serait pas atteint.

Certains d'entre nous ont à coeur d'aider dans notre périphérie, d'autres dans notre région, notre pays et d'autres d'une façon internationale, le principal est de répondre à Dieu.
Toujours se dire que ferait Jésus à ma place est le principal live-motif du chrétien.
Bien fraternellement.
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Re: Gestion de nos finances

Message  MumChantal le Ven 16 Nov 2012 - 11:06

Je viens tout juste de recevoir un message d'actu chrétienne;
Je vous donne le lien, il me semble très très intéressant pour le sujet que nous sommes en train de traiter sur la gestion des finances.
J'aurai pu vous faire un copié-collé mais cela aurait pris trop de place.

http://actualitechretienne.wordpress.com/2012/11/16/alsace-philippe-roser-concilie-foi-et-business/
vous aurez qu'une partie de l'article mais avec le lien du dessous vous l'aurez en entier.

http://www.dna.fr/edition-de-saverne/2012/11/16/une-priere-pour-des-affaires

FRATERNELLEMENT Wink2
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Re: Gestion de nos finances

Message  gerardh le Ven 16 Nov 2012 - 11:33

_________

Bonjour,

Nous devons être de bons administrateurs des biens que Dieu nous a confiés.

Dans la vie quotidienne, cela suppose bien sur de ne pas agir avec excès ou inconvenance.

Mais parfois, Dieu nous fait un appel particulier, qu'il faut savoir comprendre et écouter : ne pas être sourd à cet appel, même s'il peut exercer notre foi, notre confiance et notre charité.

J'ai l'impression d'avoir été au moins deux fois sourd à un tel appel. Une autre fois je l'ai entendu.

Aujourd'hui il y a un exercice fort dans notre assemblée, c'est de devoir acheter un local de réunions et d'y faire des travaux : cela coûtera beaucoup et chacun devra avoir à coeur de se dépouiller de ses surplus (que nous conservons par devers nous par sécurité). Je me sens interpellé par cet appel : répondrai-je à la hauteur de ce que Dieu attend de moi, quite à épuiser mes réserves financières ? Je ne suis pas encore tout à fait prêt à ce service.

Les prières des saints me seraient certainement en aide.


_________


________

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Re: Gestion de nos finances

Message  Graindesable le Ven 16 Nov 2012 - 16:43

Merci Partageux, MumChantal et Gerardh,

Je crois qu'en ce qui me concerne mon problème est de vouloir mettre la charrue avant les bœufs. Je crois que chaque chose se fait en son temps, Dieu me parle déjà sur plein de points, et la compassion pour les autres en est un, mais je ne veux pas me perdre et risquer de basculer dans les "œuvres". L'idée principale qui ressort est la volonté de ne pas se reposer sur ses lauriers et de se remettre en question pour continuer à avancer (avancer, c'est bien là l'important, la culpabilité seule provoque des blocages si elle ne débouche pas sur le changement).

Et puis un passage que j'ai lu hier, lorsque Ananias est puni pour ne pas avoir donné tout l'argent de la vente de son champ aux apôtres, c'est le mensonge qui est puni, et non pas le fait qu'il n'ait pas tout donné. Les apôtres lui disent qu'il était libre de garder l'argent de son champ ou même de ne pas le vendre. Ce que l'on fait il faut le faire avec le cœur.

Quant à la question de "qu'est-ce que ferait Jésus", en ce qui concerne les finances et à voir son exemple, Jésus n'a rien possédé, sa vie était tournée entièrement vers les autres. Alors, que Jésus me fortifie et m'anime de la passion qui l'animait alors.

(ouha c'est vrai qu'il faut que j'arrête avec les "on" et "nous", c'est tellement facile de se cacher derrière et d'attendre que d'autres donnent l'exemple).

Soyez bénis dans vos cheminements personnels avec Dieu et merci pour vos pistes de réflexion...
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Re: Gestion de nos finances

Message  MumChantal le Ven 16 Nov 2012 - 17:45

Graindesable a écrit:Merci Partageux, MumChantal et Gerardh,


Et puis un passage que j'ai lu hier, lorsque Ananias est puni pour ne pas avoir donné tout l'argent de la vente de son champ aux apôtres, c'est le mensonge qui est puni, et non pas le fait qu'il n'ait pas tout donné. Les apôtres lui disent qu'il était libre de garder l'argent de son champ ou même de ne pas le vendre. Ce que l'on fait il faut le faire avec le cœur.
Là tu as tout a fait raison, c'est le mensonge qui est puni.

Quant à la question de "qu'est-ce que ferait Jésus", en ce qui concerne les finances et à voir son exemple, Jésus n'a rien possédé, sa vie était tournée entièrement vers les autres. Alors, que Jésus me fortifie et m'anime de la passion qui l'animait alors.
Ce n'est pas ce que Jésus dans la Parole de Dieu avait, que je veux te parler.
C'est ce que Jésus maintenant en étant à ta place pour gérer ce que tu as.


Soyez bénis dans vos cheminements personnels avec Dieu et merci pour vos pistes de réflexion...

Quand nous prenons conscience que TOUT lui appartient et que nous en sommes que les gestionnaires, la donne est complètement changée.
Toi aussi soit bénie richement.
Bien fraternellement.
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Re: Gestion de nos finances

Message  partageux le Ven 16 Nov 2012 - 17:58

MumChantal a écrit:Le fait de se sentir culpabiliser permet de se remettre en question, me semble-t-il.

Je suis désolé, mais cette ambiguïté entre « culpabilité » et « remise en question » est extrêmement toxique. Ainsi que je le disais : le fait de culpabiliser et le fait de se remettre en question, ce sont là deux phénomènes totalement différents.

En effet, la culpabilité n'a que le pouvoir de conduire à la condamnation, et absolument à rien d'autre. Pourquoi ? Précisément parce que nous sommes coupables. Parce que c'est la vérité ; tant d'un point de vue légal, logique que raisonnable ; tant selon la Loi, théologiquement parlant ; tant selon la conscience du bien et du mal pour parler plus moralement.

La culpabilité, puisqu'elle émane justement d'une vérité « spirituelle » — la Loi est sainte dit l'Écriture — est un phénomène intransigeant et rigide, comme l'est une vérité mathématique, ne laissant aucune alternative. « Tu n’en sortiras pas tant que tu n’auras pas payé jusqu’au dernier centime », nous dit le Christ à propos de ce phénomène. C'est pourquoi la culpabilité conduit à une condamnation intransigeante, et c'est pourquoi le ministère de la culpabilisation fut donné dans la terreur d'une montagne brûlante, frappée par des éclairs et secouée par le tremblement de la terre.

La culpabilité est donc l'annonce d'une rupture définitive. Et c'est dans cette rupture que, peut-être, Dieu va venir et se ranger du côté de l'homme. C'est ce dont témoigne le livre de Job. C'est alors que Dieu formule une autre loi si l'on peut dire, une loi qui condamne le ministère de quiconque me met en accusation. C'est la grâce qui justifie l'homme de façon injuste vis-à-vis de la Loi. Surviennent alors les mises en question ! C'est le cheminement, le mouvement d'ouverture, la montée vers autre chose. C'est suivre le Christ. C'est suivre une Vérité qui soudain s'ouvre sur une toute autre alternative jusqu'alors invisible. Ouverture parce que ce questionnement est l'appel quotidien à une autre spiritualité dépassant le dogme intransigeant de la Loi. Les questionnements de l'Esprit sont la Sortie au-delà du bien et du mal, au-delà de ces œuvres visibles qui visiblement condamnent tous les hommes.

Le christianisme est ainsi une spiritualité qui parle de changer l'être, non son paraître ; car changer l'intérieur, c'est conduire inévitablement l'extérieur à être transformé de lui-même : « Purifie d’abord le dedans de la coupe, pour que le dehors aussi devienne pur », enseignait le Christ aux religieux.

De fait, jamais l'Esprit saint culpabilise ! Mais il remet en question, il change notre état d'esprit, il nous donne à penser autrement que selon une gestion de notre extériorité, laquelle soupire finalement après la résurrection. Le fait de « nettoyez le dehors de la coupe et du plat », c'est-à-dire l'extériorité, cela n'est plus la priorité ! La pauvreté et l'inconfort, ce sont d'abord ceux de l'homme intérieur.

Et cependant, l'Esprit se sert de ce moment de rupture, il se sert de la culpabilité ; et Il nous livre même parfois à elle durant un temps, ainsi qu'un Père livre parfois un enfant à une correction. Mais l'Esprit se sert particulièrement de la culpabilité humaine pour faire basculer vers le Christ ces hommes qu'il a au préalable préparé à se remettre en question. C'était le cas de Job tandis que « ses amis » étaient fermés à se remettre en question. À contrario, la culpabilité n'a pas se pouvoir de dépasser la condamnation. Arrivée à la condamnation, elle ne peut aller plus loin, ainsi qu'il est dit : « Il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » Culpabilité ET mise en question sont deux phénomènes totalement distincts. Le premier étant une impasse ; le second une ouverture irréligieuse menée par l'Esprit.

C'est pourquoi la parabole de Matthieu 25 est adressée, nous dit le texte, « aux nations qui seront assemblées devant le Christ ». Le propre des Nations étant précisément une spiritualité de l'extériorité, de la pauvreté, du confort de la chair et de la réussite matérielle. Je pense que lorsqu'il est question d'« administrer des biens que Dieu nous a confiés », il est question de ces biens touchant à mettre l'homme intérieur en question. Pour le reste, pour ce qui concerne donc la chair, c'est-à-dire l'aide matérielle, le salaire matériel… la justice terrestre somme toute, l'homme naturel possède des facultés intellectuelles et morales pour gérer cela sans qu'il ait besoin d'en appeler à Dieu directement, à son Esprit. D'ailleurs, la Nations gèrent ces biens en édictant des lois sociales, économiques et judiciaires. Et quand le chrétien est tenté de les spiritualiser à l'égal de sa vie intérieure, il tombe alors dans l'excès ; c'est là toute l'histoire d'une dégénérescence du christianisme. La pauvreté est inhérente à notre condition, et le meilleur des dons à lui faire est d'abord de lui annoncer la résurrection.

bien à vous…

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Re: Gestion de nos finances

Message  Awa le Ven 16 Nov 2012 - 22:03

Bonjour Grain de sable!
Je trouve ton interrogation bien légitime. La société de consommation est aujourd'hui si puissante qu'il nous devient difficile de discerner ce qui est une nécessité de ce qui est superflu.
Je crois que la question peut se résoudre assez simplement: qu'on soit plutôt riche ou plutôt pauvre, tout ce que nous avons appartient au Seigneur. Ce que nous n'avons pas lui appartient aussi. Il peut gérer tout cela à sa guise. Si je lui ai donné ma vie, je lui ai aussi donné mes biens. Il peut donc les gérer comme Il le veut.
Si je vois quelqu'un dans le besoin, et que j'aie les moyens de l'aider, je ne peux pas la renvoyer bredouille en lui disant: "va en paix, que Dieu te bénisse". La Parole est claire là-dessus: "celui qui sait faire le bien et qui ne le fait pas commet un péché" (Jacques 4:17) Si par contre je ne peux pas aider financièrement, je peux toujours prier pour la personne ou l'aider d'une autre manière.
Ce qui compte, c'est notre coeur: aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même, c'est la base de tout.
Que Dieu nous aide à aimer de son amour!
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Re: Gestion de nos finances

Message  Graindesable le Ven 16 Nov 2012 - 23:20

Si on ouvre les yeux, des gens dans le besoin il y en a beaucoup (trop), et on aurait toujours les moyens de les aider (jusqu'à assèchement complet de nos ressources même). Mon problème venait du fait que tous nos achats sont superficiels, non nécessaires, en dehors des besoins de base. En fait ce qui me gênait beaucoup c'est l'idée que j'aurais de quoi aider mais que je ne le fais pas (du moins pas totalement). Même sans parler de dépenses, économiser sur un compte, donc "amasser", ne me semble pas très sage.

Mais ce que je comprends bien avec vos réponses et qu'il est bon de formuler, c'est que ce que j'ai ne m'appartient pas mais appartient à Dieu. En tous cas là où j'en suis à l'heure de maintenant je sais que j'ai encore besoin de grandir spirituellement, et de me laisser remplir par son Esprit. Et que seul l'amour parfait de Jésus peut m'animer et me montrer quoi faire, parce qu'avant tout j'aurais eu de l'amour pour les gens sur la route desquels Dieu me placera.

Mais c'est une vaste question. Car tout est lié au contexte dans lequel nos vies se déroulent, parce que si on pousse mon raisonnement plus loin, même prier pour être dans la paix lors d'un examen ou pour passer une belle journée pourrait ne pas être légitime au regard de tous les sujets "bien plus graves" qui mériteraient toute notre attention.

Donc oui, vaste sujet mais unique réponse. Et toujours me laisser guider par lui et être à l'écoute, en gardant à l'esprit que ce que j'ai et ce que je suis sur cette Terre ne sont que des choses passagères.

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